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    Rien de surprenant mais" Une douloureuse absence" reste un roman émouvant !
    Cela m'a rappelé l'univers de Dickens dans " Les grandes espérances " et celui de Gorki dans "Ma vie d'enfant".
    Sacrées références tout de même !



    Editions Pocket-2006

    4ème de couverture

    À douze ans à peine, Thomas Talcott a déjà compris qu’il ne pouvait compter que sur lui-même. Fuyant une existence misérable, sa mère l’a abandonné. Et son père est toute la journée sur les routes, à la recherche du moindre travail. Alors Thomas veille sur sa petite sœur, Margaret. Un peu de pêche, des mûres vendues à la sauvette, quelques douceurs données par des voisins compatissants : ensemble, ils s’improvisent une vie. En attendant que leur mère revienne et que tout soit comme avant.

    Mais le courage et la volonté ne suffisent pas toujours à infléchir un destin…

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    Un livre ''Coup de Poing''... et ça fait très mal. Plus JAMAIS çà ! a t-on envie de hurler. Personne sensible s'abstenir.



    Editions Gallimard - 2007

    4ème de couverture

    En 2005, Jean-Yves Cendrey publia 'Les Jouets vivants". Il y racontait l'histoire authentique d'un instituteur pédophile en Normandie. A la suite de cette publication, il reçut un important courrier : témoignages, récits, appels au secours... Tout d'abord, il décida de ne pas répondre : le rôle de l'écrivain n'est pas de rendre la justice, ni de mener des enquêtes policières. Une lettre, cependant, ne se laissait pas oublier. Rédigée par une mère, elle décrivait la vie et le suicide de Céline, une jeune fille du sud de la France, qui avait eu à connaître un instituteur semblable : lui aussi utilisait pour son plaisir les enfants dont il avait la charge, lui aussi était protégé par sa corporation, par sa hiérarchie, par les parents eux-mêmes, par leur peur des uns et des autres, bref par une société plus désireuse de silence que de vérité - le prix à payer fût-il pour les enfants celui de la souffrance ineffaçable, voire de la mort. C'est l'histoire de Céline que Jean-Yves Cendrey a décidé de raconter ici. Revisitant le genre littéraire du tombeau, il grave une stèle pour qu'un peu d'elle vive encore : l'essentiel de la littérature est dans ce geste.


    EXTRAIT :

    Céline

    C'est au détour d'une phrase intrigante que l'on vous croise, longtemps après votre mort. On pourrait la citer, rapporter dans quelles circonstances on l'a lue. Mais à quoi bon, puisque vous n'êtes rien pour nous, et que ça ne sera sous peu qu'une formalité que de vous laisser à votre sanglant anonymat.

    Rien ne se passe comme prévu. D'intrigante, la phrase s'est faite obsédante. Elle oblige à imaginer, et cela n'est pas supportable. Alors on part à votre recherche, Céline.

    À cinq ans de distance et six cents kilomètres plus tard, on vous trouve enfin. Votre corps repose assis sur le sol, adossé contre le mur de gauche. Vos vêtements sont en ordre. Votre tête est affaissée sur votre poitrine. Votre main droite tient une arme à feu de type revolver RMR Manurhin spécial police F1, calibre 357 magnum.

    Tandis qu'il dégage l'arme de votre main, un homme dit votre corps raide et froid au toucher, le dit celui d'une jeune femme de race blanche, grande, athlétique, aux cheveux longs et bruns. Il dit l'arme approvisionnée. Il dit la neutraliser en basculant le barillet. Il dit qu'une cartouche percutée se trouve face à la chambre de l'arme. Il dit que le barillet contient six cartouches de calibre 38 spécial, dont une seule est percutée. Il dit que cette arme est la vôtre.

    Votre tête dans ses mains, un nouvel homme dit constater la présence d'un orifice temporal droit et d'un second orifice, temporal gauche, compatible avec un trajet de projectile de droite à gauche, légèrement en haut et en arrière. Il dit noter la présence d'un écoulement de sang séché entre vos narines et vos lèvres, de fines gouttelettes de sang séché sur vos mains, de beaucoup de sang sur votre pantalon de jean.

    Les deux hommes déplacent votre corps et disent observer un impact de projectile sur le mur du fond, à 75 centimètres de hauteur et à 19 centimètres de l'angle de ce mur avec le mur de gauche. Ils disent découvrir une balle écrasée ainsi que la chemise du projectile. Ils disent trouver sur vous un trousseau de clés, une pièce d'identité, ainsi qu'une somme d'argent liquide de 155 francs, constituée d'un billet de cent francs, de quatre pièces de dix francs, deux pièces de cinq francs, deux pièces de deux francs, et une de un franc.

    Un troisième homme ouvre votre sac à dos et dit trouver un walkman, un téléphone portable, un roman, une casquette, deux sous-vêtements, une montre, une boîte de vitamines, une brosse à cheveux, un bloc de feuillets, un carnet de musique, un agenda, des accessoires de maquillage.

    Il se rend dans la pièce contiguë où il inventorie un casier à votre nom. Il dit y trouver une vareuse, un blouson d'intervention, une cravate, un pull, un calot, un imperméable, un ceinturon supportant des menottes et leurs clés, une matraque, un étui de revolver et un (...)


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