• Après "Ma soeur, ce boulet" et "Le sang des cerisiers" d'Ö dont je vous parlerai bientôt, la pile de livres n'est jamais à moins de 10 cm de hauteur. J'ai bien trop peur de me retrouver sans mots à lire...

     

    en cours de lecture, "Les larmes de Tarzan" de Katarina Mazetti...@ suivre

     

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    photo©Voyelle

     

    et toi ta pile, elle est comment ?! haute comme 3 pommes ou comme 6 sacs à patates ?!

     


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  •   Un lundi "coup de coeur "parmi TANT d'autres

     

    J'ai encore en mémoire ma lecture de "Racines" d'Alex Haley et le film " La couleur pourpre" ( Minny m'a beaucoup rappelé le personnage joué par Woopi Goldberg ) , ils sont encore très ancrés dans mon esprit tellement cela m'avait bouleversé.  L'émotion est toujours présente.

    "La couleur des sentiments " fait partie de ses livres que je n'oublierai jamais. Trop fort, trop émouvant, trop réel, trop, trop, trop.... J'ai tout aimé, l'ambiance des années 60 ( Peyton Place, tu connais ?!), les personnages, l'humour, l'écriture, la réalité historique marquante,  l'alternance des confessions de Skeeter, d'Aibeleen et de Minny qui donne de la force au récit, l'émotion, le ridicule de certaines situations malheureusement réelles... Je ne peux que vous recommander la lecture de ce livre qui ne quittera plus votre étagère si ce n'est votre table de chevet.

    Je regarderai surement le film un jour même si je sais déjà que les mots resteront les plus forts.

     

    Un de mes passages préférés mais il y en a tant...

     

    Aibileen : Aujourd’hui, je vais te raconter l’histoire d’un extra-terrestre. (…) Un jour, un martien plein de sagesse descendit sur la Terre pour nous apprendre une ou deux choses.
    Mae Mobley : Un martien ? Grand comment ?
    Aibileen : Oh environ deux mètres !
    Mae Mobley : Comment il s’appelait ?
    Aibileen : Martien Luther King. (…) C’était un très gentil martien ce Luther King, exactement comme nous, avec un nez, une bouche et des cheveux sur la tête, mais les gens le regardaient parfois d’un drôle d’air, et je crois qu’il y en avait qui étaient carrément méchants avec lui.
    Mae Mobley : Pourquoi Aibi ? Pourquoi ils étaient méchants avec lui ?
    Aibileen : Parce qu’il était vert. »  

     

     

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    Editions jacqueline Chambon - 2010

    Editions associés Acte Sud

    Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Girard

     

    4ème de couverture

    Chez les Blancs de Jackson, Mississipi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine et s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un  autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, a pu partir sans même lui laisser un mot.

    Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

    Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

     

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    photo©Voyelle - Février 2012

    Voilà, Zaza mon coup de coeur pour ce lundi ;)



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  • Ce deuxième volet de la Triologie des servantes reste pour l'instant le plus intense ( pas encore lu la dernière partie). Le récit est porté cette fois par la servante d'Aude de Granville qui suite à la tragédie survenu à la fin du dévastateur hiver 1684 deviendra une fidèle et humble Fille de la Charité. Sa fidèle servante qui lui voue une admiration sans bornes l'accompagnera dans sa quête à aider les plus démunis au sein de la congrégation fondée par St Vincent de Paul.

    «Mademoiselle Aude était devenue mon âme, ma vie, ma respiration. je décidai que si Dieu me la laissait, je la suivrai partout où Il l'enverrait, à Miromesnil ou ailleurs épouser qui elle voulait, avec qui elle pouvait. Mais je me jurais à moi-même, avec une ferveur dont je sens encore en mon corps toute la puissance que jamais je ne vivrais hors du halo de sa rayonnante personne, lumière de mon coeur et de toute ma médiocre et vaine existence. »

    Le combat mené au quotidien contre la misère et la maladie font du destin de ses deux femmes une belle leçon de vie et d'humilité. Le don de soi dans toute sa splendeur ! 

     

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    Editions Robert Laffont - 2010

     

    4ème de couverture

    Hiver terrible et cruel que celui de 1684 pour Mlle Aude de Granville. À Dieppe, sa ville natale, le port est pris dans un étau de glace, réduisant les pêcheurs à l'inactivité et leur famille à la misère. Hommes, femmes, enfants, le froid et la faim font chaque jour de nouvelles victimes. Et puis à la fin de l'hiver, alors que la neige consent enfin à rendre à sa Normandie une vie normale, l'impensable se produit : Noël de Miromesnil, le jeune homme auquel Aude était promise, se pend - « comme un manant »...
    « Cette mort est un signe. Le mariage n'est pas fait pour moi. Dieu a prévu autre chose. Mais c'est à moi de le découvrir. » La congrégation des Soeurs de la Charité, fondée par saint Vincent de Paul et qui vient en aide aux plus pauvres, montre à la jeune femme le chemin à suivre. À Dieppe d'abord, puis au milieu du tumulte de la capitale, celle-ci fait le choix de se consacrer entièrement aux plus déshérités, dont le malheur la bouleverse. « Ma vie, personne ne me l'enlève, je m'en dessaisis de moi-même. »
    Rapporté par la voix de sa fidèle servante, le récit de l'existence aussi humble qu'héroïque de Mlle Aude de Granville, devenue soeur Marie-Euphrasie, forme le deuxième volet de la Trilogie des servantes. « Sommes-nous au monde pour autre chose qu'aimer ? », telle est la morale en forme de question existentielle que Martine Marie Muller nous invite à méditer à travers ce roman aussi court qu'intense - percutant comme un coup de poing et généreux comme une main tendue.

     

    EXTRAIT



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  • L'attachement de Claudie Gallay pour ses personnages est indéniable.  Elle en est proche et les accompagne formidablement, subtilement et toujours avec une profondeur émouvante. C'est ce que j'aime chez elle mais pas que.

     

    «Elle me regarde sans s'arrêter de rire. Elle a les cheveux qui pendent, avec ses foulards ses collants. Son odeur de Mam' enfouie dans sa peau.

    - Mon fils...

    Mon amour, ma vie, elle va le dire. Elle dit toujours ça après mon fils.

    Je ferme les yeux. J'attends. Presque j'en tremble.

    - Mon fils mon amour...

    Elle me prend contre elle, à m'étouffer.

    J'ai peur de puer. D'avoir de la terre dans les cheveux.

    - Mon amour...

    Elle le dit.J'oublie Zaza, l'oiseau, et je me laissefondre dans l'odeur de Mam'.

    - Ma vie... »

     

    Rares sont les moments d'affection dans la vie de Dan,12 ans. Echoué sur un terrain vague, au bord de la périphérie d'une grande ville,le cirque des Pazzati est en plein déclin. L'oncle Sam, Chicot, l'oncle Jo, Mam', Pa, Dan et sa guenon Tamya et les deux tigres Sambo et Bagra vont devoir affronter l'enfer. 

    Dan nous raconte ses journées de solitude fuyant quand il le peut la cruelle réalité de sa vie de nomade.Son lien très fort avec Tamya, sa guenon l'aide à surmonter ses angoisses et ses peurs, la faim, la crasse, la puanteur, la violence d'un père buveur et joueur.

    C'est certain, l'histoire de Dan n'a rien d'un conte de fée, qui généralement se termine par une fin heureuse.


     

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    Editions Actes sud - Babel junior 2002 ( épuisé)

     

     4ème de couverture 

    " Après, je regarde Mam' et je pense à toutes les belles choses que la vie invente, le feu, les saucisses grillées, le regard de Mam'.
    - Mam' ? - Mmm... -Tu crois vraiment qu'on va rester là ? Mam' tire sur sa cigarette. - Discute pas. - Je discute pas mais j'aimais mieux avant. Mam' souffle la fumée loin d'elle. - On aime tous mieux avant. Quand tu connaîtras ici, tu aimeras." Un cirque rom à bout de course bloqué sur un bord de périphérique. La dèche, l'hostilité dans le regard des autres, la poisse, Dan connaît, et, pourtant "des fois, on croit crever, on ne crève pas "...

     

    J'ai lu aussi "Les années cerises", "Seule venise", "L'amour est une île", "Les déferlantes" et j'aimerai bien lire "L'office des vivants" et "Dans l'or du temps"...@ suivre



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    photos©Voyelle

     

    Ils savent quand nous ne sommes pas au top de notre forme...elle a toujours été présente, me suivant dans l'escalier que j'ai monté presque à quatre pattes, ma chambre étant à l'étage. J'avais tout à porter de mains, livres, carnet de notes de mes lectures, stylo, portable et téléphone fixe, appareil photo...Sous son regard compatissant, je me suis laissé emporter par les mots, moi qui ne lit que le soir sous ma couette. J'ai dévoré 4 très bons livres, que je vous recommande, c'est tout ce que j'ai apprécié de ces jours lumbagotisés et M'zelle féline m'a aidé à ne pas me sentir trop seule.

     

    "Mon amour , ma vie" de Claudie Gallay

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      photos©Voyelle

     

    Mademoiselle des palissades" de Martine Marie Muller

    quelques mots notés...« Je compris ce jour là que le renoncement n'est pas dans la nature de l'homme, qu'on nous apprend la soumission et l'acceptation de la fatalité divine mais que la sève naturelle qui fait tenir l'humanité debout s'appelle l'espérance, indéracinable comme un chardon»


    "La servante de monsieur Vincent" de Martine Marie Muller

    quelques mots notés...« Aimer c'est entrer dans l'éternité. Ne pas accepter la toute puissance de l'amour c'est refuser l'accomplissement de sa propre existence.»

     

    "La couleur des sentiments" de Katryn Stockett

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    ... et la douce endormie tout près de moi...chutt !!!!!!!

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    photo©Voyelle

     

    Voilà, c'était mon Instant.T pour Nikit@

     


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  • Hundred Hall a tout perdu de son charme et de sa romance mais en rien de son envoutante architecture.

    L'auteur y est pour quelque chose, il se sert du personnage de Faraday, docteur respectable, pour nous conter la succession d'évènements étranges qui s'y déroulent. Tous les personnages sont ambigus et semblent être hantés par un passé plus ou moins douloureux. L'histoire nous emporte allègrement et sans répit dans un suspens Hitchcockien et dans un fantastique à la Edgard Poe. Lecture très intense où la lutte contre le sommeil devient un véritable challenge. Et j'ai gagné !!!!


    EXTRAIT CHOISI (p.14) :

    (...) Lorsque je revis la maison - presque trente ans après cette première visite, et peu après la fin d'une autre guerre - , je fus consterné par les changements intervenus. C'est de manière prafaitement fortuite que je me retrouvai là, car les Ayres avaient pour médecin mon associé, David Graham ; mais ce jour-là, il avait une urgence, de sorte que la famille dut faire appel à un autre médecin, et ce fut moi. Je sentis le coeur me manquer à l'instant même où je pénétrai dans le parc. Je me souvenais d'une longue allée menant à la maison, bordée de massifs de rhododendrons et de lauriers parfaitement entretenus, mais le parc était à présent si négligé que ma petite voiture eut du mal à se frayer un chemin jusqu'au bâtiment. Lorsque je me fus enfin extirpé des buissons pour me retrouver sur un espace de gravier, Le Hall se dressant juste devant moi, je serrai le frein à main et restai figé, atterré.

     

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    Editions 10/18 - 2011

    Traduit de l'anglais par Alain Defossé

     

    4ème de couverture

    Depuis la Seconde Guerre mondiale, la demeure d'Hundreds Hall n'est plus que l'ombre d'elle-même : loin de sa splendeur passée, d'étranges événements se succèdent et distillent entre les murs un vent de terreur. Faraday, médecin de campagne, assiste la famille Ayres qui s'efforce de cacher la débâcle. À moins que le coeur du manoir ne soit rongé par un lugubre secret..

     

    Née en 1966 au pays de Galles, Sarah Waters a été libraire, puis enseignante. Dès son premier roman, Caresser le velours, qui a été adaptéà la télévision par la BBC, elle devient l'égérie des milieux gays. Avec son deuxième roman, Affinités, elle obtient le prix du Jeune Écrivain de l'année 2000 délivré par le Sunday Times. La publication de son troisième roman, Du bout des doigts, qui a remporté le Somerset Maugham Prize, marque sa consécration. Élue « auteur de l'année » par le Sunday Times, elle reçoit en 2003 le prix des Libraires et le British Book Awards, et figure sur la liste des « vingt meilleurs jeunes romanciers anglais »établie par la revue Granta. Sarah Waters vit aujourd'hui à Londres. L'Indésirable est son dernier roman paru.


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