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    Farfelue, originale et décapante, cette première enquête en bibliobus d'Israël Armstrong" !!! ( suffit de lire aussi la quatrième de couverture pour vous convaincre ). L'humour anglais dans son excellence !  moi avoir très beaucoup aimé !

    (J'éCOURTise mon billet, mon hibernation n'est pas tout a fait terminé, j'attends février avec impatience...@ tout bientôt donc...)

     

    Quatrième de couverture : Le Mystère des livres disparus, premier titre de la série des « Enquêtes en bibliobus d’Israël Armstrong », démarre sur les chapeaux de roue !   Pour ce trentenaire londonien, replet, végétarien, féru de littérature, vêtu d’un costume de velours côtelé, portant de petites lunettes rondes cerclées d’or, les poches de son duffle-coat débordant de livres (au cas où…), devenir bibliothécaire était le rêve absolu. Mais quand Israël Armstrong débarque à Tumdrum, en Irlande du Nord, pour prendre ses nouvelles fonctions, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Et pour cause : la bibliothèque vient de fermer définitivement pour être remplacée par un bibliobus (en fait, un vieux fourgon rouillé). Mais, pire encore, les 15 000 livres de la bibliothèque ont mystérieusement disparu. Et c’est à Israël, devenu malgré lui le premier et sans doute l’unique bibliothécaire-détective au monde, que revient la charge de les retrouver. Durant cette enquête aussi hilarante que loufoque, Israël devra faire face à une population mal aimable, peu coopérative et dotée d’un accent épouvantable. Sans compter que rouler en bibliobus sur les routes étroites du fin fond de l’Irlande n’est pas chose aisée lorsque l’on possède un sens de l’orientation quasi nul. Allant de quiproquos en fausses pistes, finira-t-il par amadouer les habitants et à éclaircir le mystère des livres disparus ?     


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    « Quand j'ai vu l'avis de recherche, j'ai su qu'il était trop tard. »

    Comme dans une enquête, les témoins prennent la parole, ne nous laissant aucun espoir à une fin heureuse.  L'angoisse ne nous quitte pas, le malaise s'installe et pourtant nous voulons savoir pourquoi cette petite fille de huit ans est morte sous les coups de ses parents. Avec stupeur puis colère, on découvre que la maltraitance aux enfants fait l'objet d'enquêtes interminables qui n'engagent pas systématiquement une procédure judiciaire et ce malgré des signaux d'alertes. Seulement, il est souvent trop tard et la culpabilité ne tarde pas à hanté les esprits.

    « Je ne voulais pas donner un aperçu des violences, mais raconter l'histoire des témoins, de leur impuissance et, du coup, de leur culpabilité. Il n'y a pas de jugement ; même si personnellement, je ressens une indignation. Ce n'est pas un roman engagé sur la maltraitance. Je voulais simplement révéler un processus, cet enchaînement spectaculaire, terrifiant de circonstances qui aboutit à une issue tragique, alors qu'on aurait pu l'éviter ». Alexandre Seurat.

    Que dire de plus que ce roman choral est un premier roman marquant écrit avec une certaine retenue qui rend la lecture encore plus bouleversante. 

    Résumé chez l'éditeur : Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d’une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes… Un premier roman d’une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.

    Alexandre Seurat enseigne la littérature à l’université d’Angers.

     

     


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    « Presque tout est de si peu d'importance. Mais quand surgit au ciel, comme un nuage incandescent, l'ineffable, tout est consumé. Tout est transformé, toi aussi tu es transformé, et ce qui il y a peu te semblait de la plus grande valeur n'est plus rien. Tu t'éloignes parmi les cendres de tout devenant cendres toi-même. » Pär Lagerkvist

     

    Roman addictif ! Le lecteur est embarqué d'emblée dans les évènements tragiques qui a marqué l'enfance de l'auteur. "Avant que je me consume" ( édité en Norvège en 2010) se lit comme un récit sous une forme apocalyptique. L'auteur enquête sur le passé de son village natal qui a subi une série d'incendies perpétré par un jeune homme du village, un pyromane vu de l'intérieur. Et que dire de l'enfant, Gaute Heivoll, qui a été baptisé le jour même de la fin des incendies et qui toute sa vie a vécu avec cette histoire ? En parallèle, on découvre les questionnements de Gaute sur son lien avec les événements,  son avenir, la relation avec son père, sa famille. Il tente de trouver des réponses à ce qui fait un être humain et dévoile les côtés sombres  près à s'enflammer au craquement d'une allumette. Le tout à la frontière du possible. « Que voyons-nous quand nous nous regardons ?»

    Un merveilleux roman qui s'entrecroise entre la réalité et la fiction, sans vraiment en connaître les limites. Passé et présent s'entrecroisent. Fascinant !

     

    Avant que je me consume     

    Editions JC Lattès - 2014

    Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

    4ème de couverture : Dimanche 4 juin 1978. Un nouvel incendie se déclare dans un petit village non loin de Kristiansand. Voilà un mois qu’un pyromane sévit, et la panique monte encore d’un cran. Il faut trouver de toute urgence le coupable, mais les enquêteurs disposent de très peu de pistes. Pourtant, le lendemain, après la pire nuit, tout est terminé.
    Ce dimanche-là, un enfant doit être baptisé. Il s’appelle Gaute Heivoll. Avec cette anecdote en guise de point de départ, l’auteur reconstruit la trame de la tragédie qui a jalonné le printemps 1978. Qui était le coupable ? Pourquoi cet homme a-t-il allumé des feux dans le village ? Et qu’en est-il de ce garçon baptisé le même jour, qui a grandi avec le souvenir de ces incendies ? Qu’est-il devenu ?
    Auteur norvégien né en 1978, Gaute Heivoll a étudié le droit, la psychologie et la littérature avant de se lancer dans sa carrière littéraire. Il écrit de la poésie, des livres pour la jeunesse, des nouvelles et des romans. Acclamés par la critique, L’Incendiaire de l’été place Gaute Heivoll parmi les écrivains contemporains nordiques incontournables.

     

     


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    Très bon moment de lecture !.  Roman pittoresque de 500 pages ! Comment un ver solitaire changea une vie, des vies, et  pourquoi pas un village tout entier ? Blasmusikpop, c'est aussi le conflit entre le rustique et le moderne, le savoir faire et le goût du savoir, les "barbares" et les civilisés. Et pour cause, l'évolution du monde ne semble pas intéressé la population du village de Saint -Peter-sur-Anger, situé dans les Alpes autrichiennes. C'est comme ça ! « Au village, une loi tacite voulait que les choses fussent comme elles étaient ». «Çé comme ça», disait-on lorsqu'on considérait que le sujet était clos. L'autarcie ne fait pas bon ménage avec l'objectif de Johannes, qui veut devenir médecin. Il n'hésite pas à quitter village, femme et enfant, promettant toutefois de revenir une fois son diplôme en poche.

    Au commencement était une montagne...Au commencement était le ver...La suite reste à lire dans un langage patoisé, du moins en ce qui concerne le langage des villageois. Les dialogues, habilement pensé, ne manquent pas d'humour. On adhère aux situations baroques et aux évènements au fil de l'histoire qui se déroule sur trois générations.

     @ découvrir ! Pour moi, ça sera : @ suivre !

     

    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/PC/P3/9782258113374.jpg

    Quatrième de couverture :

    Au commencement était le ver.

    Johannes se destinait à autre chose qu'à cette vie fruste dans le village de ses ancêtres. Son grand-père, Johannes premier du nom, avait lui-même quitté Saint-Peter-sur-Anger pour aller étudier en ville – et observer le développement des vers solitaires ! –, avant de revenir et de s'établir comme médecin. C'est ce dernier qui a communiqué à son petit-fils son goût du savoir et sa passion pour Hérodote, qui font de lui aussi un original dans ce microcosme alpin où se cultiver est considéré comme hautement suspect. Ainsi, lorsque le jeune homme échoue au baccalauréat, quel drame ! Le voici condamné à rester parmi les « barbares ». Et il ne tarde pas à se faire embrigader dans l'un des événements majeurs de la localité : la venue d'un grand club de football hambourgeois...


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    «Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C'est ce qui rend l'existence si intéressante.»

    On est loin de la croisière s'amuse mais y en a un chouia ! Derrière l’humour, il y a de la profondeur et des êtres fragiles. Des personnages émouvants qui se cachent derrière la nostalgie, la maladie, la dépression et d'autres, plus ou moins extravertis, qui jouent sans scrupules avec les sentiments et frôlent le ridicule, voire le politiquement correct. Et puis , il y a les pingouins... personnages principaux et secondaires que l'on découvre au fil des chapitres et qui donnent récit de leurs pensées les plus profondes.

    J'ai adoré ( pendant toute la traversée) Alba, 72 ans. S'inspirant de "L'origine des espèces" de Darwin, elle entreprend de tenir à bord un carnet d'observation du comportement des voyageurs en les comparant avec celui des animaux, la ruine des espèces ( ainsi nommé ). Assez ressemblant je dois dire ! ;)

    «Nous les humains, nous sommes des bleus, des néophytes dans l'évolution, largement battus par les cloportes. Mais vu la vitesse avec laquelle nous exterminons les autres espèces, elles auraient mieux fait de prendre garde et de nous dévorer tout de suite quand nous sommes descendus des arbres. cela dit, nous sommes quand même intéressants aussi; de la même manière que les fauves le sont. et les variétés sont nombreuses. Je compte faire bon nombre de nouvelles observations d'espèces humaines à bord de l'arche sur laquelle nous allons embarquer cet après midi. Comme le font tous ses fanas d'oiseaux qui participent au voyage.»

    Il n'en reste pas moins le charme d'une croisière à destination de l'antarctique  et l'on prend plaisir à faire escale avec les voyageurs pour observer pétrels, albatros, éléphants de mer, manchots. Ah oui, j'oubliai...j'ai franchement aimé de nouveau les mots de Katarina Mazetti. Ils sont plein de sourires même quand la situation est grave. Smile !

    Références du voyage : la baie d'helsehulGrytviken, L'ile Paulet, Ushuaia. 

    lu aussi "Les larmes de Tarzan" et "Le viking qui voulait épouser la fille de soie"

     

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    Editions Gaïa - 2015

    Quatrième de couverture : Vous rêvez d’une croisière de l’extrême ? Alors, c’est parti pour l’Antarctique !
    Sur le navire, une globe-trotteuse septuagénaire répertorie les similitudes entre humains et animaux. Et elles ne manquent pas, grâce à une brochette de voyageurs bigarrés venus se frotter aux épaulards tueurs, albatros, pétrels et autres éléphants de mer.
    En route pour le bout du monde, Tomas file vers son objectif ultime, en finir avec les tracasseries de la vie, seul sur la glace.
    C’est compter sans les quelque quatre cent mille manchots royaux qui peuplent les lieux, et sans Wilma dont la bonne humeur inébranlable laisse croire que tout lui sourit.
    Quoi de mieux pour réchauffer les coeurs en perdition qu’un iceberg, pour peu qu’il se retourne, révélant le pingouin qui sommeille en chacun ?


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    "Si l'océan meurt, nous mourrons" Paul Watson

    Pourquoi est-il si difficile de faire comprendre que ce message n'est plus une mise en garde mais un message d'urgence ? C'est en lisant le récit d'Alice Fernay qui s'est inspiré des actions spectaculaires de l'activiste capitaine Paul Watson, qualifié de terroriste écologique, que la réponse nous apparaît dans toute son abject vérité. Comment peut-on impunément continuer à chasser les baleines  malgré une loi internationale l'interdisant. Il apparait pourtant que certains pays se moquent de la loi en détournant un programme scientifique en activité commerciale. Les requins ne sont pas en reste dans ce massacre, sauvagement mutilés après le prélèvement de leur ailerons, ils sont rejetés à la mer et coulent avant d'agoniser dans une souffrance silencieuse.  On pourrait ajouter à la liste, le massacre des dauphins, des tortues...

    Alice Fernay nous dresse la situation catastrophique actuelle des océans privés des espèces qui font la richesse de la biodiversité marine. Il est clair que ce récit bouleversant, vise à sensibiliser de nouveau, encore et toujours, les consommateurs, les dirigeants, les entreprises sur la situation dramatique de la pêche illégale et du désastre sous marin que fait le chalutage de fond. L'équipement moderne des chalutiers et des baleiniers ne laissent aucune chance aux espèces de se reproduire.  Sur terre, ce n'est guère mieux, la surconsommation  fait également des ravages,sans parler de la pollution, du réchauffement climatique, des pesticides et j'en passe. La prise de conscience est fondamentale, c'est dans notre façon de vivre, de consommer, qu'il sera peut-être possible, je dis bien peut-être car il est surement déjà trop tard, d'offrir à notre descendance un monde sain et équilibré.

     

    Editions Actes sud - 2014

    Quatrième de couverture : Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l’admiration, un journaliste norvégien s’embarque sur l’Arrowhead avec une poignée de militants s’opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. À leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires – mais un redoutable sens de la communication – contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune.
    Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s’empare d’un sujet aussi urgent qu’universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l’engagement. Alors que l’homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de “cette Terre que nous empruntons à nos enfants” et rend hommage à la dissidence nécessaire, face au cynisme organisé.

     

     


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