•  Je n'ai pas vu le film sortit au cinéma en décembre dernier mais je viens de terminer le livre. Un homme et son fils parcourt la route pour atteindre le Sud après une catastrophe mondiale dont on ne connait pas la cause.  Survivre dans un monde de cendres et de cadavres est-il possible ? 
    Ils vont braver le froid, la pluie, le vent, des groupes de "méchants-barbares" en quête de nourriture. L'univers terrifiant, froid et opaque, juste et profond que nous livre Cormac Mccarthy est bouleversant de vérité sur l'existence humaine.
    Un très grand livre, je trouve !  je ne suis pas prête de l'oublier. Il ne me reste plus qu'à découvrir le film dont la bande annonce me semble prometteuse.


    cormac-mccarthy-la-route
    traduit de l'anglais par François Hirsch

    4ème de couverture
    L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.

    quelques extraits, phrases...

    « Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. Comme l’assaut d’on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie. »

    «Qu'est ce que tu as fait de plus courageux ?
    Me lever ce matin.»

    « Il faut que tu portes le feu.
    Je ne sais pas comment faire.
    Si, tu sais.
    Il existe pour de vrai ? Le feu ?
    Oui, pour de vrai.
    Où est-il ?
    Je ne sais pas où il est.
    Si, tu le sais. Il est au fond de toi. Il y a toujours été. Je le vois. »

    « Il n’y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes »

    « Est-ce qu'on va mourir?
    Un jour. Pas maintenant.
    Et on va toujours vers le sud.
    Oui.
    Pour avoir chaud. Oui.
    D'accord
    D'accord pour quoi?
    Pour rien. Juste d'accord.
    Dors maintenant.
    D’accord
    Je vais souffler la lampe. D'accord?
    Oui. D'accord.
    Et plus tard dans l'obscurité: Je peux te demander quelque chose?
    Oui. Evidemment
    Tu ferais quoi si je mourais?
    Si tu mourais je voudrais mourir aussi.
    Pour pouvoir être avec moi?
    Oui. Pour pouvoir être avec toi
    D'accord. »


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  • Après la découverte en amont "Les grandes espérances" de Dickens (son meilleur roman) je viens de terminer  "Chant de Noël" issu des " Contes de Noël" et adapté  au cinéma en novembre dernier, sous le titre " Le drôle de Noël de Scrooge".
    Ebenezer Scrooge est un vieil avare grincheux et égoïste. Le soir de Noël en rentrant chez lui, il reçoit la visite du fantôme de son défunt associé qui le met en garde sur ses vilains défauts. Il arrive, seulement dans les contes, que l'on ai une chance de rattraper ses erreurs passées et éviter, dans le cas de Scrooge, de mourir seul et détesté de tous sauf... de son neveu ! Trois esprits viennent dans la même nuit lui rendre visite; l'esprit du noël passé, l'esprit du noël présent et l'esprit du noël de l'avenir et vont tenter d'attendrir le coeur de Scrooge. Belle leçon de vie et bon moment passé sous ma couette !


    «Le brouillard et le froid continuaient de croître. Un froid vif, pénétrant, cuisant. [...] Le possesseur d'un jeune et maigre nez, grignoté et mâchonné par le froid comme les os sont rongés par les chiens, se baissa devant le trou de serrure de Scrooge pour le régaler d'un chant de Noël...» «J'ai tenté, à travers ce petit livre plein de fantômes, de donner forme à une Idée qui ne doit en aucun cas fâcher mes lecteurs, ni les monter les uns contre les autres, ou contre la saison, ou contre moi-même. Qu'elle hante agréablement leurs maisons, et que personne ne souhaite jamais la faire disparaître.» Charles Dickens


    9782070519743
    Edition Folio Junior - 1998
    traduit de l'anglais par Sabine Sibon
    Illustration couverture : Roberto Innocenti
    à partir de 11 ans

    4ème de couverture
    A la veille de Noël, Scrooge, vieil avare solitaire, se moque bien de l'agitation qui règne dans les rues et les foyers d'Angleterre. Pour lui, Noël ne signifie rien d'autre que gaspillage et paresse. Comme chaque année, il refuse toute invitation et reste chez lui pour passer seul le réveillon. C'est le moment que choisissent le fantôme de son ancien associé et trois autres spectres pour venir le hanter et tenter de lui faire comprendre combien il est vain d'être égoïste. Scrooge est entraîné malgré lui dans un fabuleux voyage à travers le temps.



    Numériser0004Numériser0005
    "Scrooge et son neveu" et "L'esprit du noël de l'avenir avec Scrooge sur sa propre tombe"
       Illustrations de William Geldart

    EXTRAIT

    Un jour, le meilleur de tous les bons jours de l'année, la veille de Noël, le vieux Scrooge était assis, fort occupé, dans son comptoir. Il faisait un froid vif et perçant, le temps était brumeux ; Scrooge pouvait entendre les gens aller et venir dehors dans la ruelle, soufflant dans leurs doigts, respirant avec bruit, se frappant la poitrine avec les mains et tapant des pieds sur le trottoir pour les réchauffer. Trois heures seulement venaient de sonner aux horloges de la Cité, et cependant il était déjà presque nuit. Il n'avait pas fait clair de tout le jour, et les lumières qui paraissaient derrière les fenêtres des comptoirs voisins ressemblaient à des taches de graisse rougeâtres qui s'étalaient sur le fond noirâtre d'un air épais et en quelque sorte palpable. Le brouillard pénétrait dans l'intérieur des maisons par toutes les fentes et les trous de serrure ; au-dehors il était si dense que, quoique la rue fût des plus étroites, les maisons en face ne paraissaient plus que comme des fantômes. A voir les nuages sombres s'abaisser de plus en plus et répandre sur tous les objets une obscurité profonde, on aurait pu croire que la nature était venue s'établir tout près de là pour y exploiter une brasserie montée sur une vaste échelle.

    La porte du comptoir de Scrooge demeurait ouverte, afin qu'il pût avoir l'oeil sur son commis qui se tenait un peu plus loin, dans une petite cellule grise, sorte de citerne sombre, occupé à copier des lettres. Scrooge avait un très petit feu, mais celui du commis était beaucoup plus petit encore : on aurait dit qu'il n'y avait qu'un seul morceau de charbon. Il ne pouvait l'augmenter, car Scrooge gardait la boîte à charbon dans sa chambre, et toutes les fois que le malheureux entrait avec la pelle, son patron ne manquait pas de lui déclarer qu'il serait forcé de le quitter. C'est pourquoi le commis mettait son cache-nez blanc et essayait de se réchauffer à la chandelle ; mais comme ce n'était pas un homme de grande imaginative, ses efforts demeuraient superflus.

    « Je vous souhaite un gai Noël, mon oncle, et que Dieu vous garde !» cria une voix joyeuse. C'était la voix du neveu de Scrooge, qui était venu le surprendre si vivement qu'il n'avait pas eu le temps de le voir.

    « Bah ! dit Scrooge, sottise ! »

    Il s'y était tellement échauffé dans sa marche rapide par ce temps de brouillard et de gelée, le neveu de Scrooge, qu'il en était tout en feu ; son visage était rouge comme une cerise, ses yeux étincelaient, et la vapeur de son haleine était encore toute fumante.

    « Noël, une sottise, mon oncle ! dit le neveu de Scrooge ;
    ce n'est pas là ce que vous voulez dire sans doute ?
    - Si fait,
    répondit Scrooge.
    Un gai Noël ! Quel droit avez-vous d'être gai ? Quelle raison auriez-vous de vous livrer à des gaietés ruineuses ? Vous êtes déjà bien assez pauvre.
    - Allons, allons !
    reprit gaiement le neveu,
    quel droit avez-vous d'être triste ? Quelle raison avez-vous de vous livrer à vos chiffres moroses ? Vous êtes déjà bien assez riche !
    - Bah ! »
    dit encore Scrooge qui, pour le moment, n'avait pas une meilleure réponse prête ; et son bah ! fut suivi de l'autre mot : sottise !

    « Ne soyez pas de mauvaise humeur, mon oncle, fit le neveu.

    - Et comment ne pas l'être, repartit l'oncle, lorsqu'on vit dans un monde de fous tel que celui-ci ? Un gai Noël ! Au diable vos gais Noëls ! Qu'est-ce que Noël, si ce n'est une époque pour payer l'échéance de vos billets, souvent sans avoir d'argent ? un jour où vous vous trouvez plus vieux d'une année et pas plus riche d'une heure ? un jour où, la balance de vos livres établie, vous reconnaissez, après douze mois écoulés, que chacun des articles qui s'y trouvent mentionnés vous a laissé sans le moindre profit ? Si je pouvais en faire à ma tête, continua Scrooge d'un ton indigné,
    tout imbécile qui court les rues avec un gai Noël sur les lèvres serait mis à bouillir dans la marmite avec son propre pouding et enterré avec une branche de houx au travers du coeur. C'est comme ça.
    - Mon oncle !
    dit le neveu, voulant se faire l'avocat de Noël.
    - Mon neveu ! reprit l'oncle sévèrement,
    fêtez Noël à votre façon, et laissez-moi le fêter à la mienne.
    - Fêter Noël !
    répéta le neveu de Scrooge ;
    mais vous ne le fêtez pas, mon oncle.
    - Alors laissez-moi ne pas le fêter. Grand bien puisse-t-il vous faire ! Avec cela qu'il vous a toujours fait grand bien !
    - Il y a quantité de choses, je l'avoue, dont j'aurais pu retirer quelque bien, sans en avoir profité néanmoins,
    répondit le neveu ; Noël entre autres. Mais au moins ai-je toujours regardé le jour de Noël quand il est revenu (mettant de côté le respect dû à son nom sacré et à sa divine origine, si on peut les mettre de côté en songeant à Noël) comme un beau jour, un jour de bienveillance, de pardon, de charité, de plaisir, le seul, dans le long calendrier de l'année, où je sache que tous, hommes et femmes, semblent, par un consentement unanime, ouvrir librement les secrets de leurs coeurs et voir dans les gens au-dessous d'eux de vrais compagnons de voyage sur le chemin du tombeau, et non pas une autre race de créatures marchant vers un autre but. C'est pourquoi, mon oncle, quoiqu'il n'ait jamais mis dans ma poche la moindre pièce d'or ou d'argent, je crois que Noël m'a fait vraiment du bien et qu'il m'en fera encore ; aussi je répète : Vive Noël ! »

    Le commis dans sa citerne applaudit involontairement ; mais, s'apercevant à l'instant même qu'il venait de commettre une inconvenance, il voulut attiser le feu et ne fit qu'en éteindre pour toujours la dernière apparence d'étincelle.

    « Que j'entende encore le moindre bruit de votre côté, dit Scrooge, et vous fêterez votre Noël en perdant votre place. Quant à vous, monsieur, ajouta-t-il en se tournant vers son neveu,
    vous êtes en vérité un orateur distingué. Je m'étonne que vous n'entriez pas au Parlement.
    - Ne vous fâchez pas, mon oncle. Allons, venez dîner demain chez nous. »


    Scrooge dit qu'il voudrait le voir au... oui, en vérité, il le dit. Il prononça le mot tout entier, et dit qu'il aimerait mieux le voir au d... (Le lecteur finira le mot si cela lui plaît.)

    « Mais pourquoi ? s'écria son neveu...
    Pourquoi ?
    - Pourquoi vous êtes-vous marié ?
    demanda Scrooge.
    - Parce que j'étais amoureux.
    - Parce que vous étiez amoureux !
    grommela Scrooge, comme si c'était la plus grosse sottise du monde après le gai Noël.
    Bonsoir !
    - Mais, mon oncle, vous ne veniez jamais me voir avant mon mariage. Pourquoi vous en faire un prétexte pour ne pas venir maintenant ?
    - Bonsoir,
    dit Scrooge.
    - Je ne désire rien de vous ; je ne vous demande rien. Pourquoi ne serions-nous pas amis ?
    - Bonsoir,
    dit Scrooge.
    - Je suis peiné, bien sincèrement peiné de vous voir si résolu. Nous n'avons jamais eu rien l'un contre l'autre, au moins de mon côté. Mais j'ai fait cette tentative pour honorer Noël, et je garderai ma bonne humeur de Noël jusqu'au bout. Ainsi, un gai Noël, mon oncle !
    - Bonsoir,
    dit Scrooge.
    - Et je vous souhaite aussi la bonne année !
    - Bonsoir»
    dit Scrooge.


    Son neveu quitta la chambre sans dire seulement un mot de mécontentement. Il s'arrêta à la porte d'entrée pour faire ses souhaits de bonne année au commis qui, bien que gelé, était néanmoins plus chaud que Scrooge, car il les lui rendit cordialement.

    « Voilà un autre fou, murmura Scrooge, qui l'entendit de sa place : mon commis, avec quinze schillings par semaine, une femme et des enfants, parlant d'un gai Noël. Il y a de quoi se retirer aux petites maisons. »...


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    "Scrooge et l'esprit du vieux Marley" et " L'esprit du Noël présent et Scrooge"
    Illustrations de John Leech - Editions Chapman  et Hall - 1843


    « Un jour de fête, de charité, de joie. Allumons la flambée, sortons les dindes, le gibier, la charcuterie, les châtaignes grillées, les juteuses oranges...»


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  • Pas si puissante que ça Marie Ndiaye ! bien écrit certes...juste et raffinée ?! oui, mais quelque part mon train est resté en gare. Trois jolis récits de femmes, oui, mais jolis c'est tout ! et je n'ai pas aimé le deuxième récit de femme...porté par un homme d'ailleurs ! Why ? J'avais à la base une énorme envie de le lire et Sister love me l'a offert pour mon anniversaire...mais je n'ai pas été transportée par les mots de Marie Ndiaye.
    En ce qui concerne l'humanité déchue, Laurent Gaudé (Eldorado) est plus puissant dans ses écrits...mais cela reste mon avis. Beaucoup de "mais" dans tout ça. Tant pis !

    trois femmes puissantes


    4ème de couverture
    Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.


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  • Une longue lecture (presque 800 pages) qui ne manque pas de charme ! Refaire sa vie, refaire le monde... selon Julia Glass,  c'est un régal !  Les personnages sont attachants et vivent ou vont vivrent des évènements qui vont bouleverser leurs vies. Ils vont devoir faire des choix...les bons ?!   certaines circonstances, rencontres...font que leurs décisions ne sont pas irrémédiablement  incontrôlables ou même définitives. 
    Greenie, Walter, George, Alan, Saga...   prennent tour à tour la parole et nous livre leurs sentiments, leurs souvenirs, leurs blessures, leurs doutes... parfois avec humour.  Livre attachant et énorme plaisir !  A déguster comme une grosse part de gâteau pas trop sucré ! 

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    4ème de couverture
     

    « Julia Glass nous offre dans son second roman un superbe récit sur le désir, la perte et la nostalgie. »  Chicago Tribune

    Pâtissière à Greenwich Village, Greenie se consacre tout entière à son jeune fils et à sa passion, la cuisine, tandis que son mari semble plongé dans la mélancolie. Quant à son ami Walter, il panse ses peines de cœur. De passage à New York, le gouverneur du Nouveau-Mexique, conquis par le gâteau à la noix de coco de Greenie, lui propose de devenir chef cuisinier de sa résidence. Par ambition autant que par désespoir, elle accepte et part vers l’Ouest avec leur fils en abandonnant son mari. Leur vie va être bouleversée par ce départ précipité, qui provoquera une série d’événements échappant à tout contrôle.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Porte

    EXTRAIT

    « Le monde s’attend à trouver un gâteau cent pour cent chocolat, le truc mortel, tu vois, mais moi ce que je veux c’est une explosion de chocolat, un feu d’artifice, un volcan de chocolat !” Walter lui avait dit. Et c’est ainsi que ce soir-là, après avoir couché George, elle était retournée jusqu’à l’aube dans le sous-sol qui abritait ses cuisines, à deux pas de chez elle, pour créer un gâteau. En principe, c’était le type même de dessert que Greenie avait en horreur, mais il incarnait une telle opulence, une joie si transgressive dans cet étalage de beurre, cette miraculeuse substance protéiforme aussi essentielle au chef pâtissier que l’était le feu pour l’homme primitif. Walter avait baptisé le gâteau Apocalypse Now... »  

    " George adorait allumer les lumières de la cuisine et aider sa mère à règler le four dès qu'il y avait un rôti ou un gâteau à faire cuire. « J'apprends les centaines ! » proclamait-il à qui voulait l'entendre.
    Ils se passaient des cassettes et chantaient en choeur - Woodie Guthrie et Pete Seeger étaient venus s'ajouter au répertoire de Greenie - (...)




    " Greenie et Alan s'étaient mariés civilement, en prononçant des formules égalitaristes, rationnelles et modernes, mais en secret elle avait toujours eu un faible pour les voeux séculaires de l'église épiscopale et surtout cette merveilleuse formule : avec tout ce que je suis et tout ce que j'ai. En cet instant, votre bien aimé était la gravité même qui vous retenait, qui tenait le vaste monde tenait toute chose à la surface d'une sphère tournoyante. « Brûlez les ponts qu'importe les torpilles prends-moi, prends tout ! disiez-vous. Si ce n'est pas à toi ça n'a pas d'importance.» ( ...)

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  • Dans la cour des dévotions, les voix de dizaines de zélateurs du seigneur Rahl composaient une étrange mélodie à mi-chemin entre la berceuse et la prière. «Maître Rahl nous guide ! Maître Rahl nous dispense son enseignement ! Maître Rahl nous protège ! A sa lumière; nous nous épanouissons. Dans la bienveillance, nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent.»

    Aaarrrggg ! je viens de terminer le 9ème tome de l'épée de vérité " La chaîne de flammes" signé Goodkind, je devrais dire GOOD KING !  J'en veux encore !!!!!!!!!

    Un rythme bien différent dans ce tome mais qui n'enlève absolument rien au cycle "fantastique" de l'auteur. Richard Rahl est confronté à un sacré dilemme pendant que les troupes de Jagang avancent pour détruire le monde. Echappé de peu à une mort certaine, Richard est le seul à se souvenir de Kahlan, son épouse. 

                             La  9ème leçon du sorcier 
            "Une contradiction ne peut exister, ni en partie, ni en entier."

    C'est bien là, le problème et Richard va tenter de prouver le contraire à ses plus proches amis qui pensent qu'il a perdu la raison dans son obstination à retrouver Kahlan. Pour eux, elle n'a jamais exister...pire...il n'a jamais été marié à cette femme d'autant plus qu'elle est "mère inquisitrice". Richard est persuadé que ce non-souvenir est un réel danger pour les contrées du milieu. Il n'est pas sourcier de vérité pour rien, il veut et doit établir à n'importe quel prix LA VERITE avant que le monde sombre dans le chaos et que l'on oublie à jamais Kahlan. Le cours du temps a déjà changé, toutes les prophéties qui ont eu un lien  avec Kahlan, s'effacent des livres.  Pourquoi Richard est-il le seul à ne pas l'avoir oublier ? N'espérez même pas que je vous le dise !   


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    Editions Bragelonne - 2009 "L'épée de vérité" tome 9

    4ème de couverture
    Grièvement blessé lors d’un combat contre les soudards de l’Ordre Impérial, Richard serait sans doute mort sans l’intervention de Nicci. Un sauvetage miraculeux qui laisse le Sourcier très faible, désorienté... et peut-être victime d’une formidable hallucination.
    En effet, quand il s’enquiert du sort de Kahlan... il découvre que personne, parmi ses compagnons, ne semble la connaître. Même Cara, sa fidèle garde du corps, ne se souvient pas qu’il ait un jour été marié à la Mère Inquisitrice.
    Alors que la guerre contre Jagang continue de faire rage, Richard part en quête de son passé et de sa mémoire. Il en est persuadé : cette disparition fait courir à l'univers un danger mortel !


    EXTRAIT CHOISI

    Shota eut le genre de sourire indulgent qu'on réserve d'habitude aux enfants.
    - Pensez à la bête de sang comme si c'était la pluie, dit-elle d'un ton patient qui ne lui ressemblait guère. Imaginez que vous vouliez être à l'abri d'une averse exactement comme vous désirez échapper à la tueuse de Jagang.
    » Précisons que votre but est de rester bien secs. Le premier jour, vous êtes à l'intérieur du château lorqu'il commence de pleuvoir et votre but est facilement atteint. Le jour d'après, l'orage se déchaîne de l'autre côté de la vallée, et là non plus, vous n'aurez pas un poil de mouillé. Un autre jour, vous quittez une zone juste avant que les nuages crèvent. Un autre encore,  vous marchez sur un chemin, il pleut sur votre droite et il ne tombe pas une goutte sur votre gauche. Dans tous les cas, la pluie vous a ratés et vous avez atteint votre objectif. Parfois en prenant des précautions, et d'autres fois par pure chance.
    » Mais il pleut souvent, et vous comprenez que vous ne demeurerez pas secs éternellement.
    » Pour ne pas être vaincus par la pluie, vous décidez de comprendre son shéma de pensée. A cette fin, vous commencez à sonder le ciel afin de prédire le temps. Certains indices se révélant fiables, vous les utilisez et constatez que vos prévisions sont très souvent exactes. Du coup, vous optez pour la défense la plus simple : ne pas sortir chaque fois qu'il doit pleuvoir.
    » Une remarquable victoire de l'intelligence, non ?
    Les yeux sans âge de la voyante se posèrent un instant sur Cara puis sur Richard qui eut le souffle coupé par l'intensité de leur éclair.
    - Mais tôt ou tard, la pluie vous aura ! Elle vous prendra par surprise qui sait ? Ou vous aurez prévu un orage, mais pensé à tort avoir assez de temps pour gagner un abri.
    » Enfin, il arrivera bien un jour où vous serez sortis, certains qu'il ne tomberait pas d'eau, juste pour être surpris par l'averse du siècle ! Tous ces évènements ont un résultat commun : deux jeunes gens trempés comme des soupes. Quand on parle de la bête, il suffit de dire à la place : « raides morts en un éclair ».
    » Mieux vous prédirez le temps et plus vous serez en danger, parce que cette activité n'est pas une science exacte. Mais les victoires successsives vous donneront confiance et sans le savoir, vous prendrez de plus en plus de risques prétendument « calculés ». Le désir de comprendre la pluie aura signé votre perte, parce qu'elle n'a pas vraiment de schéma de comportement...
    La bête de sang est comme la pluie : une adversaire qui peut surgir n'importe où et n'importe quand, sans même l'avoir prémédité...



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  • "Révélation" est  pour moi le meilleur des 4 tomes. Plus rythmé, plus surprenant, plus captivant , plus mature...les personnages sont plus cohérents...que du plus quoi !   Je n'ai vraiment pas été déçue, bien au contraire...surprise même parfois par la maîtrise de l'auteur. Son écriture était beaucoup plus fragile et maladroite dans les premiers tomes.
    Dommage que l'aventure s'arrête là car  c'est sur ses 759 dernières pages que l'histoire commençait vraiment a être captivante. Je me serai bien laissée vampiriser encore un peu !


    Saga Twilight - Tome 4 - 2008

    Éditeur : Hachette Jeunesse

    4ème de couverture
    Bella a fait son choix et plus rien ne semble pouvoir l'empêcher de vivre ses rêves. Mais si ce choix s'avérait bien plus dangereux qu'il paraît ? Et si Bella risquait d'y perdre la vie ?

    "L'enfance n'est pas l'époque qui va jusqu'à un certain âge et, à cet âge certain, l'enfant abandonne ses occupations infantiles. L'enfance est le royaume où personne ne meurt." Edna St Vincent Millay ( 1892-1950 )

    Un petit bonus pour la sortie de "New Moon" Twilight 2...today !




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