• Chouette lecture!
     
    Pour les jeunes... mais les plus vieux aussi !
    Les personnages sont attachants, l'histoire est captivante et j'ai aimé retrouver un peu, l'univers de Dickens et de Pullman. C'est justement ce genre de lecture que j'avais prévu d'emmener dans mes bagages. Et ma foi, une suite ne m'aurait pas déplu. Disons,que c'est ma seule déception ! 
    En guise de suite qui s'annonce toute aussi captivante et fantastique, j'aurai sûrement mon compte, en lisant le nouveau roman de Jean-Claude Mourlevat, paru en mai, " Le chagrin du roi mort". Y a plus qu'à !


    Editions gallimard jeunesse -2006
    "Le combat d'hiver" de Jean-Claude Mourlevat

    4ème de couverture

    Le combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.

    Au cœur d’un pays imaginaire, des jeunes gens, tous orphelins, sont détenus dans un internat qui ressemble à une prison. Cet hiver-là, une lettre mystérieuse leur révèle qu’ils sont les enfants d’une génération d’hommes et de femmes éliminés par la faction totalitaire qui a pris le pouvoir. Quatre d’entre eux choisissent de s’évader pour reprendre le combat. Mais il leur faut déjà échapper aux terribles «hommes-chiens» lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées.
    Ont-ils la moindre chance de leur échapper? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du «peuple-cheval»? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange?
    Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdus d'avance. Et pourtant.

    La lutte héroïque de quatre adolescents dans un monde noir et fascinant.
    La puissance et la grâce d’une grande aventure signée Jean-Claude Mourlevat.

    Extrait choisi :
    (...) Elle hésita quelques secondes, puis se décida finalement. L'allumette s'enflamma du premier coup., et Catharina fut stupéfaite de voir à quel point elle parvenait à éclairer le cachot tout entier. Elle leva son bras tremblant vers la poutre et elle vit.
    Oui, il y avait un bout de ciel peint sur le bois à demi moisi. Il ne mesurait pas plus de trente centimètres sur quinze et le bleu azur avait sans doute pâli, mais c'était un ciel, assurément !
    On le voyait au nuage qui complétait le dessin, sur la gauche. Un cumulus ventru et blanc comme une balle de coton. la flamme indécise faisait gonfler ses formes mouvantes : éléphant, montagne ou dragon. Catharina observa fascinée. Il lui sembla que la vue de ces couleurs, même dans le flou de sa myopie, l'arrachait au ventre sombre de la terre et la ramenait à la vie d'en haut, il lui sembla que le vent soufflait dans ses cheveux, que le sang coulait à nouveau dans ses veines.
    Le noir soudain revenu et la vive brûlure au bout de ses doigts la ramenèrent à la réalité : elle venait de consumer sa première allumette. Il n'en restait que sept désormais. Mais qu'importe, elle avait vu le Ciel, et elle en était plus forte. Elle se recoucha, pleine de courage.
    Ne t'en fais pas, Milena ! Va là où tu dois aller ! Fais ce que tu dois faire ! Je résisterai, pour toi, pour Helen, pour nous toutes ! N'ayez crainte, les filles : la petite Catharina Pancek a vu le Ciel et elle tiendra le coup ! Elle vous en bouchera un coin ! (...)

    «Le combat d'hiver» a été primé à vingt reprises, dont:
    Prix France Télévision 2006, catégorie Romans.
    Prix Livrentête 2007, catégorie Romans ado (attribué par les enfants lecteurs des Bibliothèques pour Tous).
    Prix Saint Exupéry 2007 (ce prix couronne des oeuvres littéraires destinées à la jeunesse dont les thèmes et l'inspiration exaltent les qualités d'enthousiasme, d'optimisme et de générosité qui furent celles d'Antoine de Saint-Exupéry).
    Prix Ado-Lisant 2008 (Belgique).
    Prix Sorcières 2008 (catégorie Roman Ado).
    Prix des Incorruptibles 2008 (niveau Troisième/Seconde)
    PAS MAL, NON ?!


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  • «Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi?  Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi?  Qu'est-ce qui se passe pour toi là?  Du rien? Du vide? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort?»

    «Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, est-ce que tu sais les fleurs sur le toit de toi, est-ce que tu sais pour le vent qui agite les volets de la cuisine et secoue ton ombre sur le carrelage ? »


    On entre dans ce magasin de pompes funèbres, il ne manque plus que les porte-clefs en marbre et les pin's "Rest in Peace". Toute la collection "mort automne-hiver" est arrivée : faux bouquets de marbre, tombes échancrées ou aux courbes pleines, plaques pour graver de la poésie "à notre amie, à notre tante"… à notre maman, ils doivent l'avoir celle-là aussi.

    Après la mort de sa mère Mathias Malzieu écrit un conte autobiographique, un concentré d'amour, poétique et touchant. Giant Jack, un géant de 4m50, docteur en ombrologie, va l'aider à surmonter ses angoisses, à vaincre les ombres de la mort, à grandir. Ce personnage me fait penser à l'imaginaire que l'on crée parfois dans l'enfance pour combler la solitude; un compagnon de jeu, un confident. Mathias Malzieu possède l'âme d'un enfant qui ne veut pas grandir. ça vous rappelle quelqu'un ? Peter Pan !
    J'ai été envoûté par le style de Mathias depuis la lecture de "La mécanique du coeur". Pas besoin d'exorciste. Je prie seulement pour que Tim Borton tombe amoureux de ses textes et les porte à l'écran avec ?!...le talentueux Johnny Depp, évidemment ! Le plus que parfait !
     



    Editions Flammarion 2005

    4ème de couverture : Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes. Dans la lignée d'un Tim Burton ou d'un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d'initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d'une force, d'une drôlerie et d'une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l'envelopper dans le coton de ses rêves.

    Sur la différence entre écrire des chansons et des livres, Mathias Malzieu déclare : 'il y a une espèce de petit matelas moelleux super agréable sur lequel tu peux surfer quand tu fais de la musique, alors que quand tu écris un livre, chaque mot fait partie de toi et il n'y a rien pour te sauver. Il n'y a pas d'excuse (.. .). Et ça a été une vraie leçon'.

    Et moi je suis sur "un petit matelas moelleux super agréable" quand je le lis.


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  • " Il faut que nous ayons le courage de tourner le dos à nos habitudes et de nous engager dans une façon de vivre non conventionnelle " 
    Chris MacCandless

                           Une impossible liberté ?!

    En plein coeur de l'Alaska, un jeune homme de 24 ans, pensant avoir trouvé enfin ce qui lui était nécessaire au bonheur décide qu'il est temps de rentrer...chez lui ? Il se retrouve piégé par la nature. Dans une totale solitude, faible et malade, l'issue est fatale; il meurt de faim. L'auteur, Jon Krakauer nous livre, sous forme d'enquête, le voyage spirituel et extrème de ChrisMacCandless. A la fois fascinante et bouleversante, son histoire me laisse encore un goût amer.  Un livre incontournable ( pour moi) et qui a grandement sa place dans ma bibliothèque "Coups de coeur".

    "Chris aimait Tony Bennett. Il chantait beaucoup de ses chansons comme "Tender is the night" tandis que je l'accompagnais au piano." Walt MacCandless ( le père de Chris)


    Tender is the night
    So tender is the night
    There's no one in the world
    Except the two of us

    Should tomorrow
    Find us disenchanted
    We have shared a love
    That few have known

    Summers by the sea
    A sailboat in Capri
    These memories shall be
    Our very own

    Even though our dreams may vanish
    With the morning light
    We loved once in splendour
    How tender, how tender the night

    (Orchestral Break)

    Even though our dreams may vanish
    With the morning light
    We loved once in splendour
    How tender, how tender the night
     





    4ème de couverture
    En 1992, le cadavre d'un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont McKinley, loin de tout lieu habité.
    Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un Américain bien tranquille à l'avenir sans surprise. Mais, dès l'obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l'aventure. Après avoir fait don de ses économies à une oeuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d'emprunt avec sa vieille voiture, qu'il abandonnera un peu plus tard.
    Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet: s'installer au coeur de l'Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s'improvise pas trappeur, ni homme des bois...

    Ce parcours dramatique d'un jeune homme qui a voulu vivre jusqu'au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer, l'auteur du best-seller Tragédie à l'Everest. Livre-culte dans le monde entier, Into the Wild a d'emblée fasciné Sean Penn, qui en a réalisé une adaptation cinématographique applaudie par la critique américaine.
     


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  • Livre très personnel de Daniel Mendelsohn, paru aux Etats Unis  depuis 10 ans, est le deuxième volet d'un triptyque débuté avec " Les disparus " édité en France en 2007. Il faut le savoir.
    C'est sans fausse pudeur que l'auteur nous livre sa quête d'identité personnelle et sexuelle. "On me disait toujours que je ressemblais à mon oncle Shmiel", raconte-t-il
      ( lors d'un interview concernant "Les disparus") "J'étais troublé. Si vous partagez votre visage avec un autre, quelle est votre identité ?" 
    "L'étreinte fugitive" se succède tour à tour de réflexions personnelles et de références de textes anciens. Daniel Mendelsohn titulaire d'un doctorat en Classiques de l'Université de Princeton est épris de  "grèce antique" depuis l'âge de 6 ans. C'est avec un certain talent qu'il nous parle de Sappho, d'Antigone, de Catulle, d'Ovide.
      Passionné entre autres de Balzac et de Stendhall, Daniel Mendelsohn n'a pas fini de me captiver, son écriture est élégante, lucide et parfaitement maîtrisé. Son charisme ne fait que renforcer mon désir de le lire. Il devrait s'installer à Paris prochainement pour l'écriture de la troisième partie de "sa quête". J'attends avec impatience !



    Editions Flammarion - 2009
    traduit de l'américain par Pierre Guglielmina

    4ème de couverture

    Dans Les Disparus, Daniel Mendelsohn partait en quête de l’histoire de sa famille ; avec L’Étreinte fugitive, il s’est livré à une quête infiniment plus intime. De l’écriture rhapsodique et classique qui est la sienne, il fait revivre son enfance entre sa mère, « l’institutrice », la toute-belle, et son père, « le mathématicien », celui qui répare, construit et se collette aux choses ; une enfance peuplée d’êtres, frères et soeurs, parents juifs âgés, avec, au centre, son grand-père, ce dandy mystérieux et raconteur d’histoires. C’est pendant ses années d’étudiant dans l’exotique Sud américain que le jeune homme se découvre une passion jumelée pour les langues anciennes et les beaux garçons. Dès lors, la recherche de la « grammaire de son identité », de ce que veut dire être un homme, suivra des méandres surprenants, bouleversants. Car, lorsqu’une amie lui propose d’incarner une « figure paternelle » auprès de l’enfant qu’elle porte, il accepte et se prend à s’attacher si fort à lui qu’il va, petit à petit, partager sa vie entre Chelsea, le quartier où vivent les « garçons » de New York, et la banlieue où habitent son amie et leur petit garçon.

    Comme Les Disparus, ce récit réverbère l’écho de textes antiques – ici, des poèmes latins et des tragédies grecques – et renferme un secret de famille lancinant, dont le lecteur n’aura la clé que dans les dernières pages du livre, après avoir, avec Daniel Mendelsohn, rendu visite à des tombes désertées et déchiffré des épitaphes menteuses.

    Né en 1960, Daniel Mendelsohn est critique littéraire et écrivain : Les Disparus a connu un très grand succès, notamment en France où il a reçu le prix Médicis en 2007 et été élu « meilleur livre de l’année » par le magazine Lire. L’Étreinte fugitive est le premier volet d’un triptyque dont Les Disparus forme le panneau central ; le troisième volet est en cours d’écriture.


    Extraits choisis

    (...) La plupart des salles de gym fréquentées par les gays ont été rebaptisées : en un hommage narquois mais non dépourvu d'admiration aux pectoraux hypertrophiés de son propriétaire la salle David Barton, au coin de la 6ème Avenue et de la 13ème rue, est aussi connue sous le nom de "Dolly Parton". Un peu plus au Sud se trouve Chelsea Gym, à travers les immenses fenêtres duquel on peut regarder des hommes pédaler, soulever des poids et courir. La rencontre cruciale entre les deux rôles principaux du film gay Jeffray a été tournée là(...)

    C'était une fable que j'avais déjà entendue, assis sur les genoux de mon grand-père, pendant qu'il me parlait de sa famille une famille de beautés délicates transformées en victimes par la guerre, par la pauvreté innatendue, par les manoeuvres cyniques de parents moins nobles ; et c'était une fable que j'allais inconsciemment rechercher là, à l'université en étudiant les Grecs, une autre nation vaincue qui s'était accrochée, dans la misère, à la croyance en sa supériorité sur ses vainqueurs. Graecia capta ferum victorem cepit et artes / intulit agresti Latio..., a écrit le poète Horace : « La Grèce captive a conquis son brutal envahisseur et a apporté les arts dans l'Italie sauvage. » La culture sudiste, je m'en apercevais, avait du sens pour moi.

    En dépit de son désir d'être comme son grand-père, le garçon ne veut pas apprendre l'hébreu...c'est trop près de ce qu'il connaît déjà. Tous les gens qu'il connaît sont juifs ; juif aussi, ce quartier plat de Long Island. L'hébreu, ce n'est pas assez différent. Il a déjà décidé qu'il voulait apprendre les langues des païens, des Egyptiens, des Grecs et des Romains, des oppresseurs - ou peut-être plutôt des opposés - des Juifs de l'Antiquité...Pour lui les langues sont privées et non partagées de l'ordre non pas de l'ouïe mais de la vue, des clés pour fouiller sous les surfaces, pour se déplacer à rebours, vers l'intérieur plutôt que vers le monde...





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  • Un peu trop romanesque à mon goût et je m'attendais à un peu plus de... fantastique !   Le début commence pourtant bien dans le genre. Je pense au film  "Projet Blair Witch" et puis, plouf ! tout s'effondre à l'arrivée de la BELLE Quinn. L'histoire d'amour entre elle et Caleb un des trois garçons, domine et traîne en longueur. On comprend après, quand on sait que l'auteur est très populaire dans l'écriture de romans d'amour très "fleur bleue". Je n'ai rien contre mais ce n'est pas ma tasse de thé. Je suis très déçue, étant donné que je suis allée jusqu'au bout avec l'espoir que le suspens, auquel on s'attend quand on lit la 4ème de couverture, reviendrait en force, mais non. Alors disons que je ne suis pas pressée de lire la suite. ça m'a plutôt donné envie de relire Stephen King. Alors merci quand même à Nora Roberts pour cet heureux épilogue.  




    "Le serment" Tome 1 de Nora Roberts
    Editions J'ai lu - 2009

    4ème de couverture
    Dans la petite ville de Hawkins Hollow, trois amis mêlent leur sang sur l'autel de la Pierre Païenne, faisant le serment de rester liés à jamais. Mais une simple soirée entre adolescents va se transformer en nuit d'horreur... Tous les sept ans, ils voient leur ville dévastée par une série d'événements inexplicables et terrifiants. Vingt et un ans plus tard, aura lieu l'épreuve de force entre le Mal et les garçons devenus des hommes.



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  • Nuala O'Faolain est une auteure que j'apprécie énormément, après avoir lu "L'histoire de Chicago May" je viens de terminer "Best Love Rosie", son dernier livre. Un roman infiniment tendre et, si joliment écrit. Nuala possède un talent remarquable et remarqué par l'éditrice Sabine Wespieser qui s'est battue comme une forcenée pour le faire connaître  en France. La jolie plume de Nuala s'empare des destins de femmes confrontées à la solitude, l'exil, l'amour... et, elles sont, entre autre, parfois, le reflet de notre propre miroir. Nuala est peintre, les décors d'Irlande, son pays d'origine, qu'elle met en scène sont magnifiques. Les personnages sont  à la fois attachants et drôles. On suit le cours de l'histoire comme un long fleuve tranquille,  sans jamais se lasser. C'est avec tristesse que j'ai appris la mort de l'auteure survenue après une longue maladie, en mai 2008 Le dernier voyage de Nuala O’FaolainEn ce qui me concerne, l'écriture harmonieuse, claire et limpide de Nuala m'a touché pour la deuxième fois. Et c'est avec grand plaisir que  je lirai ses autre romans, sans aucune hésitation. Mais après c'est sûr, elle va beaucoup me manquer.

    Je vous propose de découvrir quelques-uns des nombreux passages dont j'ai pris note :

    (...) Pourquoi tu n'es pas restée en Amérique avec Min ? a demandé Peg avec douceur. ça te conviendrait mieux qu'ici.
    - Ah, c'est qu'elle voulait faire les choses à sa façon ai-je dit d'un ton léger. Ma présence l'aurait gênée. Et puis, je n'ai pas le même besoin qu'elle de bouger. J'ai bougé. J'ai connu tout ça.
    -Elle a mille fois raison de faire ce qu'elle fait, a dit Peg. Les gens d'ici, ils ne se rendent pas compte que le temps leur échappe. Ils sont là à raconter qu'ils vont faire ci et ça et la minute d'après j'entends sonner la cloche de la chapelle et je vois passer le corbillard et c'est eux qui sont dedans (...)

    "Ne vous lamentez pas si la vie est injuste envers vous. Il n'y a pas de justice ".

    "Vous avez atteint le riche et fécond plateau de la maturité-l'âge de tous les possibles ! Vous voulez en profiter pour progresser sur la voie de la sagesse et de la joie de vivre ? Alors, laissez ces"pensées" faussement simples vous guider. Lisez...Méditez...Et souriez ! "



     

    Editeur Sabine Wespieser 2008 ( Disponible également chez les éditions 10/18 )
    Traduit de l'anglais (Irlande) par Judith Roze

    4ème de couverture
    Après avoir vécu et travaillé loin de chez elle, Rosie décide qu’il est temps de rentrer à Dublin, pour s’occuper de Min, la vieille tante qui l’a élevée. Ni les habitudes ni les gens n’ont changé dans ce quartier populaire où elle a grandi, et la cohabitation avec Min, que seule intéresse sa virée quotidienne au pub, n’a rien d’exaltant : en feuilletant des ouvrages de développement personnel, censés apporter des solutions au mal-être de Min, Rosie se dit qu’elle s’occuperait utilement en se lançant elle-même dans la rédaction d’un manuel destiné aux plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l’édition vivant aux États-Unis, elle se frottera donc au marché américain. Son vieil ami Markey tente bien de lui faire comprendre que sa manière de traiter le sujet n’est pas assez « positive »…
    C’est au moment où elle va à New York, pour discuter de son projet, que le roman s’emballe : Min, qu’elle avait placée pour quelque temps dans une maison de retraite, fait une fugue et la rejoint à Manhattan. Très vite, les rôles s’inversent : la vieille dame est galvanisée par sa découverte de l’Amérique, elle se fait des amies, trouve du travail et un logement. Alors que Rosie est rentrée seule en Irlande, pour rien au monde Min ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Surtout pas pour reprendre possession de la maison de son enfance… que l’armée lui restitue après l’avoir confisquée pendant la guerre. Rosie, elle, a besoin de cette confrontation avec ses origines. Profondément ancrée dans les valeurs de la vieille Europe, le passage du temps est maintenant au cœur de ses préoccupations.
    La lucidité de Nuala 0’Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre drôle et généreux, plein de rebondissements, où l’on suit avec jubilation souvent, le cœur noué parfois, les traversées de l’Atlantique de ces deux femmes que lie toute la complexité du sentiment maternel. De ses romans, l’auteur dit souvent qu’ils révèlent plus d’elle que ses autobiographies… Best Love Rosie nous embarque aussi dans un beau voyage intérieur. 

    Télécharger un extrait au format PDF sur le site de l'éditeur :
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