• J'ai beaucoup ri sous ma couette avec le livre de Philippe Ségur qui m'a rappelé (un peu ) l'univers délirant des BD de Margerin. Le narrateur est  graphiste spécialisé dans le packaging de produits alimentaires. Il n'en peut plus de concevoir des emballages de "thon au mercure", de "mayonnaise à la dioxine", "d'oeufs bourrés de pesticides, de veau à la pénicilline...Il réalise qu'il est devenu  un "agent du suicide collectif".
    De plus, étant dépassé par ses 3 enfants qui sont de grands consommateurs de marques...il craque. Partir, besoin d'air, rompre avec le système de toute urgence avant la grosse déprime.  C'est vital ! Alors un soir, après de vaines recherches sur le choix d'une destination sur internet, il tape "désastre touristique" et l'écran affiche : Albanie. Sa femme accepte qu'il parte pendant une semaine avec  son meilleur ami, Cri-Cri ( qui est avocat ) et comme le raconte le narrateur, la rupture avec le système via l'Albanie s'annonçe fracassante. Et ce n'est pas peu dire. L'aventure sera drôle, épique et tournera vite au cauchemar. Ce livre possède, sous la plume caustique de Philippe Ségur, un humour délicieusement décapant.

    A lire cet été sur la plage dans un maillot de bain "Banana Moon" et en mangeant un gros steack-frites mayonnaise.




    Editions Buchet Chastel 2008

    4ème de couverture
    Un graphiste hypocondriaque, végétarien et tyrannisé par ses enfants, rêve d’ailleurs et d’aventure. Le jour où il découvre que les salades, les purées et les pâtes dont il conçoit les emballages sont bourrées de pesticides, d’hormones de croissance et d’antibiotiques, il décide de rompre avec le système et de fuir la société de consommation. Il s’embarque avec son meilleur ami pour un périple qui va le conduire à découvrir, loin des circuits touristiques, le dernier pays des merveilles.
    De ce pays fameux, notre anti-héros, perclus d’angoisses et aliéné par le système avec lequel il veut rompre, ne verra pas grand-chose…

    Vacance au pays perdu, roman plein d’humour et d’amertume, dresse le portrait d’un homme condamné à être exclu du monde où qu’il aille. L’aventure, d’accord, mais à l’étranger, était-ce bien raisonnable ?


    Extrait des premières pages non corrigées : link
    Le site de l'auteur : http://philippe-segur.net

    Des 2 petits passages que j'ai choisi

    (...) Arrivés à Tirana, nous avons repris le chemin de l'hôtel Ambassador. A l'acceuil, un détail avait changé. Il y avait une nouvelle réceptionniste. Toute fois, nous revenions de Vlora de Berat, de Fier. Nous ne nous étonnions plus de rien. Lorsque mon cricri a réclamé une chambre, la fille, qui ignorait que nous étions venus deux jours plus tôt, nous a demandé trois mille six cent leks pour la nuit.
    - Tiens a fait mon cricri. C'est moins cher que l'autre fois.
    - ça fait une différence importante ?
    - Mille quatre cents leks.
    - Ah quand même.
    La fille nous a conduits à l'étage. C'était la même chambre que l'autre jour mais moins chère. Lors de notre premier passage, nous nous étions faits rouler comme de vulgaires touristes. J'ai jété un regard inquiet vers mon cricri. Il est demeuré sans réaction. C'est l'Albanie, me disais-je. Un pays magique. Il était en train d'accomplir en lui une profonde transformation intérieure (...)

    (...) Dès la première bouchée, j'ai compris qu'il y avait une fatalité albanaise à laquelle il était impossible d'échapper. La galette était farçie de viande d'agneau grillée, dissimulée avec soin à l'intérieur pour que le client ne puisse s'en douter. Un cheval de Troie culinaire. Dans mon état de détresse physique et de capitulation morale, j'ai continué de mastiquer aussi furieusement concentré qu'un chien rongeant un os dans le caniveau. Mes dents claquaient, mon regard fixait la nourriture dont semblait dépendre toute ma vie. Et en un sens, elle en dépendait. Le premier qui osait m'adresser la parole se faisait bouffer avec le sandwisch (...)


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  • Présenté en lecture dans le cadre des "Artbookins" organisé par la Compagnie Artbooka, le charme a opéré. Le premier roman de Karine Henry, libraire à Paris, que je viens de terminer, est une merveille. Une oeuvre fascinante, forte et poignante. On ne peut pas passer à côté de cette écriture limpide, vive. L'auteur est habité par les mots. On est happé dès le début ; c'est envoutant...délicieusement captivant. Les mots nous hantent.  Deux voix; celles de Barbara et de Marie, deux soeurs complètement opposées. La nuit et le jour. La dominante et la dominée. Barbara s'oppose avec acharnement,  à tout ce qui peut ou pourrait entraver l'aboutissement d'une oeuvre, d'une création : l'écriture. Elle s'acharne, elle est prête à tout... jusqu'à la folie. Alors que Marie essaye de "vivre", tout simplement. Elle essaye d'aimer et d'être aimer, de comprendre cette folie dans laquelle sombre petit à petit Barbara et dont tout le monde souffre.  
    On se demande, jusqu'où peut-on aller dans le processus de création ? Quelles sont les limites à ne pas franchir ? car le drame n'est pas loin et ses conséquences risquent d'être irréversibles, au point de non retour, au point de détruire l'équilibre d'une famille.

    J'ai passionnément aimé ce livre d'une maturité ébahissante. Merci Lise pour cette découverte. Dans l'attente du prochain roman de Karine Henry, en cours d'écriture. VOYELLE
     



    Editions acte sud -2008
    Couverture : Illustration d'Edward Hopper " Intérieur" ( modèle lisant ) 1925 - The Art Institute of Chicago.

    4ème de couverture
    Sa soeur Barbara, qu’elle n’a plus revue depuis son internement, lui a légué sa maison d’Artel. Aussitôt Marie décide de la mettre en vente après l’avoir vidée de ses meubles. La voici donc de retour dans cet endroit isolé et menaçant – et peu à peu captive de douloureux souvenirs. Sa jeunesse a été dévastée par un accident mais aussi, de longue date, par la folie de Barbara, personnalité terrifiante et imprévisible. Dans la maison à l’abandon, la présence de Barbara se manifeste encore. Marie retrouve ses carnets, somptueux sismogramme d’une jeune femme torturée par le mépris des contingences, acharnée à faire rempart, dans le huis clos de l’écriture, aux lois inexorables du temps et de la mort auxquelles, de toutes ses forces, elle veut opposer l’OEuvre. L’une voulait écrire, l’autre simplement vivre. Presque malgré elle, Marie recompose l’histoire familiale, fait ressurgir les figures contrastées de leurs parents et tente de déchiffrer, jusque dans les cicatrices de l’enfance, des raisons de comprendre et d’aimer Barbara en dépit de tout. Roman d’une folie dévastatrice et pourtant créatrice, La Désoeuvre entremêle ces deux voix distinctes et cependant complémentaires, pour faire entendre la beauté de la fiction qui les unit. Karine Henry vit à Paris, elle est libraire. La Désoeuvre est son premier roman.


    Les premières lignes

    Un bruit. Un bruit sec d'os qui se brise. Je me redresse. Le feu. C'est le feu qui éclate, claque devant mes jambes rougeoyantes. Ma jupe est brûlante, je dois l'écarter de mes cuisses avant de ramener mes pieds nus sous mon corps abandonné au fauteuil et à la chaleur de la cheminée qui l'enveloppe, alanguit sa chair. La nuque ploie, et de là, de cet angle cassé, j'aperçois à mes pieds la bouteille de sancerre vide à la moitié... Et plus loin, sur la table, mon verre empli d'un liquide blanc, ou blond, parfois, lorsque les flammes s'avivent, jettent sur lui ces reflets roux qui l'animent, s'agitent, leur danse m'attire, un geste suffit, ma soif s'apaise... Puis à nouveau elle semble sans fin, alors je cède, je bois.
    La nuit est tombée maintenant. Je viens d'allumer une cigarette, entre mes doigts je fixe le cercle luminescent et en son centre, l'étrange incendie qu'à lui seul il asservit... Fumées, alcools, brasier, l'ensemble neutralise le chaos dont mon front résonne. Je crois m'apaiser, m'amollir. Je crois ne plus penser aux cahiers quand ils ne cessent d'occuper l'arrière-fond de chaque idée. Ils sont en moi, je ne m'en débarrasserai pas comme cela. Mon verre s'engourdit, ma main peut-être... Un liquide s'égoutte sur le tapis, du vin... Le verre semble tomber... Infiniment... Eveillée, je somnole. L'esprit errant... Je visite notre histoire. L'oeil affolé, voyant fou au coeur de son funeste musée.
    C'était il y a deux semaines. Je me rappelle en­core, lorsque le téléphone a sonné, la peur, cette peur ancienne qui immédiatement m'a rattrapée, entière, intacte, aussi tenace et assourdissante qu'au temps d'Artel. La sonnerie ne s'arrêtait pas. François a décroché. C'était pour moi.
    Aussitôt la force dont j'usai pour fixer cette voix d'homme inconnue m'épuisa, et je ne sais combien d'interminables minutes s'écoulèrent avant qu'un oui étale ne tombe enfin de mes lèvres, un son noir, raclé, arraché à la gorge. Alors je raccrochai, immobile, les yeux rivés au vide.
    - Marie, c'est qui ce notaire ?
    Sans relever la tête, le regard enfoncé plus loin encore dans le sol, j'articulai péniblement, comme à rebours, en dehors de moi, comme si les mots provenaient d'ailleurs, d'une autre bouche, un écho brumeux qui n'esquissait que les contours perdus d'une mauvaise scène où je n'étais pas, qui ne me concernait pas et bientôt serait abolie par François, ou n'importe quel autre élément du réel venant la démentir et m'en extraire, me ramener à l'instant précédent, juste avant que ne me soit annoncée la nouvelle : à nouveau ma soeur aînée prenait place dans ma vie, s'imposait à moi.
    - Barbara me lègue la maison...
    - Quoi ?
    -... la maison d'Artel !
    Pourquoi soudain cet énervement, cette brusquerie du ton ? A cet instant je n'avais plus envie que de me taire, d'ignorer cet appel, de l'oublier, l'annuler par la simple force du silence. Cela faisait presque trois ans que nous étions partis, François et moi, que nous avions quitté Artel, laissant seule Barbara là-bas. Depuis nous n'avions plus eu aucune nouvelle, nous ne savions plus rien d'elle, excepté - nous le devinions seulement -que depuis longtemps déjà elle devait être sortie de la clinique.
    - Marie, t'es sûre que c'est ce qu'il t'a dit ?


    Quelques mots choisis de Barbara ( p328)
    (...) les mots prélevés au coeur de la pulsation confiés à la phrase, leur rythme apaisé au blanc de la page...C'est dans l'énergie de tout mon corps que naît la phrase. Jamais je n'ai écrit plus physiquement. C'est à la chair que les mots surviennent. Ainsi ma prose se déplace et du Moi fréquente d'autres espaces.Une vigueur nouvelle me parcourt. A chaque souffle de phrase, longuement je reviens à la vie (...) 
    et ( p 383)
    (...) Me débarrasser des entraves ! L'Oeuvre désormais écrase tout ce qui n'est pas elle ! Possède tout de moi ! Détruit ceux qui l'empêchent ! Car elle exige et j'obéis : la solitude essentielle.

    Quelques mots choisis de Marie ( p376)
    (...) Chaque fois que j'aimais, on me séparait...D'abord il y avait eu Emmanuel et puis aujourd'hui Juliette, mais eux n'étaient pas morts, demeurait encore l'espoir d'un jour les revoir. Mâ et Herman, ce n'était pas pareil, d'eux ne me restait plus rien, plus rien qu'une pierre quelque part posée sur leur ventre, cette seule trace prouvant qu'ils avaient existé et qu'ils reposaient là, à cet endroit, sous cette terre que je n'avais jamais vue, cette pierre que Barbara m'interdisait de voir...Tant que tu seras chez moi, jamais tu ne mettras les pieds au cimetière ! Jamais !

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  • Dans le genre fantastique mais pas seulement, il m'arrive de lire des livres pour la jeunesse. Après "Harry Potter", "Arthur et les Minimoys", "la Croisée des Mondes"; j'ai commencé à lire le 1er tome de "Chronique des Temps Obscurs" de Michelle Paver. 

    L'histoire a  pour héros Torak et un loup ( mon animal fétiche ).Chez les indiens, le loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des shamans. Le loup avait un grand prestige chez les anciens peuples européens, et il était un totem chez les Celtes, comme il l'est encore aujourd'hui chez les Amérindiens. Chez eux, il est associé aux montagnes et aux endroits élevés, c'est aussi un enseignant, et un initiateur, un guide du sacré.
    Dans "Frère de loup", l'esprit du mal s'est emparé d'un ours et Torak, du Clan du Loup est "Celui qui écoute"; il est l'élu de la Prophétie.  Le compte à rebours a commencé et le combat sera rude pour déjouer les pièges et résoudre les énigmes avant qu'il ne soit trop tard. Aidé de son guide "loup" et de son amie Renn, du clan des Corbeaux, Torak doit trouver " La montagne de l'esprit du monde". Michelle Paver nous invite à un voyage dans le monde de la préhistoire où l'harmonie entre les hommes, la nature et les animaux est en danger.  Cela ne m'étonne pas que les jeunes lecteurs soit accros, le temps passe vite, trop vite. On arrive à la dernière page en regrettant de ne pas avoir pris le 2ème tome.
    Zut !

    A lire, pour ceux qui ont gardé le goût des livres d'aventure.  Un mélange de "L'appel de la forêt" de Jack London et "d' Ayla, l'enfant de la Terre" de Jean M Auel. Et si vous avez aimé, il vous restera 5 autres tomes à lire : Fils de l'eau. T2, Les Mangeurs d'Ames.T3, Le Banni.T4, Le Serment.T5, Chasseur de Fantômes.T6




    " Frère de loup" Tome 1 de Michelle Paver
    Editions Hachette jeunesse -2005
    Roman fantasy anglais traduit par Bertrand Ferrier

    4ème de couverture
    L'esprit du mal s'est emparé d'un ours. Torak, 12 ans, voit son père mourir sous les coups de l'animal. Le voilà seul pour affronter l'inconnu et ses dangers. Seul pour rejoindre la Montagne de l'Esprit du Monde, où il sait depuis toujours que son destin l'attend. Seul... mais pas pour longtemps. Car il va rencontrer un petit loup au regard magnétique. Avec l'aide de ce compagnon inattendu, Torak va tenter de remplir la promesse faite à son père : vaincre l'ours démoniaque pour sauver la Forêt et tous ses habitants, humains et animaux. Hélas, le temps est compté... Le monde des origines enfoui en chacun de nous renaît soudain avec une incroyable évidence !

    EXTRAIT CHOISI
    La nuit était très avancée ; et cependant, Torak restait assis près du grand feu, dans la clairière. Il regardait les formes noires des hautes Montagnes qui se détachaient dans l'obscurité. Il était seul. Loup était parti pour l'une de ses errances solitaires. Seuls signes de vie au campement : Les Corbeaux silencieux qui gardaient l'enceinte ; et les ronflements bruyants qui provenaient de la cabane d'Oslak.
    Torak aurait aimé réveiller Renn. Lui raconter ce qu'il avait appris. Mais il ignorait où elle dormait. Sans compter qu'il n'était pas sûr de pouvoir lui parler de P'pa. De ces actes horribles que Fin-Kedinn reprochait à son meilleur ami.
    "Si tu survis, ton aventure ne sera pas terminée..., avait affirmé le chef. Les Mangeurs d'Ames se lanceront à tes trousses...Tu peux fuir ou tu peux combattre...Dans la vie on a toujours le choix..."
    Des images effrayantes défilèrent dans l'esprit du garçon à la vitesse d'une avalanche. Les yeux meurtriers de l'Ours. Les Mangeurs d'Ames, ombres à demi estompées, tout droit sorties d'un mauvais rêve. Le visage de P'pa, juste avant la mort.
    Il n'avait aucune idée de la manière dont il se débrouillerait le lendemain. Mais Fin-Kedinn lui avait donné une piste à explorer. S'il voulait avoir sa chance face au démon, il ne devrait pas subir. Attendre. Il devrait se servir de sa tête. Anticiper. Etre courageux et attentif. " Aide-toi, disait le proverbe, et l'Esprit du Monde t'aidera."
    Une fois de plus, il se récita la Prophétie :
    "Alors viendra Celui-qui-écoute. Son arme, c'est l'air ; et son langage, le silence. "
    Une idée commença de germer en lui...


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  • Selon les légendes, un succube est un  démon qui prend la forme d'une femme pour séduire un homme durant son sommeil et ses rêves, il sert Lilith ( première femme d'Adam avant Eve) et ont pour mode d'action la séduction des hommes.
    Georgina Kincaid est une succube hyper sexy qui travaille dans une librairie à Seattle. Elle aime le sexe et les livres. Son vrai boulot ? Séduire les hommes et voler leur âme pendant l'acte sexuel en absorbant de façon destructive leur force vitale. Nous voilà projetés dans la bible avec comme compagnons de lecture des anges, des démons, des vampires et même des nephilim issus d'une relation entre les "fils de Dieu" et les "filles des hommes". Les "fils de Dieu" se réfèrent aux anges dans l'Ancien Testament. Il s'agit d'anges déchus selon la Génèse.
    Je ne suis pas fan de "Buffy contre les vampires"; et pourtant, j'ai vraiment craqué pour ce livre. L'écriture fluide et drôle de Richelle Mead est agréable à lire.Ce n'est pas ce qu'on appelle de la grande littérature mais on s'en fout car l'intrigue est bien menée et, l'on ne s'ennuie pas.C'est déjà un bon atout, non ? Je dirai même que je suis ravie d'avoir découvert Richelle Mead. Et comme c'est édité chez Bragelonne, je n'ai pas hésité car jusqu'ici je n'ai jamais été déçue par leurs choix d'édition. On aime ou on aime pas !  "Bit-lit" or not "bit-lit" ?
    En 4ème de couverture il est écrit : La série qui s’ouvre avec ce volume s’est immédiatement placée parmi les favorites des amatrices de Laurell K. Hamilton, Stephenie Meyer, Kim Harrison, Buffy contre les vampires… et tous ceux qui aiment le sexe et les librairies ! D'après vous pourquoi je l'ai pris ? 

                      " L'amour ne fait pas déchoir les anges"



    Editions Bragelonne -2009
    Collection : L'Ombre

    4ème de couverture
    Georgina Kincaid est succube à Seattle. A priori' un choix de carrière plutôt sympa: la jeunesse éternelle, l'apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n'est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l'œil, moka blanc à volonté... et la possibilité d'approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu'elle rêve - mais s'interdit - de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu'un s'est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d'aucun secours.

     

    Richelle Mead détient une maîtrise en religion comparée et se passionne pour tout ce qui est drôle et farfelu. Elle vit à Seattle avec son mari et quatre chats.

                                                    LES PREMIERES LIGNES

                    

    Et si vous lisez le livre vous comprendrez pourquoi, j'ai ajouté ces 2 morceaux de musique.




     


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  • Un conte fantastique dédié à l'amour et à la différence qui ne laisse pas indifférent. L'exploration poétique de la passion amoureuse écrit avec talent par Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dyonisos, nous entraîne dans un monde féérique à la Tim Burton. ça m'a rappelé aussi  l'univers de "Liliom", film de Fritz Lang de 1934. On s'accroche à l'histoire passionnément. Le coeur de "Little Jack", une horloge implantée ( la mécanique du coeur), nous révèle combien les engrenages de l'amour sont parfois compliqués et... fragiles, quand ils s'emballent ou se détraquent. Les émotions sont difficiles à contrôler.
    A découvrir pour l'originalité, le style percutant de l'auteur. Pour ma part, j'ai aimé et je n'ai qu'un seul regret ; quand j'ai lu la dernière page, j'ai eu beau tourner les pages suivantes, il a bien fallu me résoudre à accepter que l'histoire était terminée. Trop court, dommage !




    "La mécanique du coeur" de Mathias Malzieu
    Editions Flammarion - 2007

    4ème de couverture

    Édimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le coeur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le coeur de fortune de notre héros à rude épreuve : prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté. Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning.

    Les premiers mots : " Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors, pour toujours à l'horloge de ton coeur, la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique de ton coeur sera brisée à nouveau."


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  • Découverte totale de la vie sociale et culturelle Japonaise pendant la seconde guerre mondiale. Même si le personnage reste fictif, l'auteur bien documenté, nous fait rapidement oublier que Sayuri, très attachante, n'a jamais existé. J'aimerai bien voir le film "Mémoires d'une Geisha" sorti en 2005 et inspiré justement de l'oeuvre captivante d'Arthur Golden que j'ai fortement aimé. 


     

    " Gheisha" d'Arthur Golden

    4ème de couverture
    Sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d'une jeune fille se vend aux enchères et où l'amour doit être méprisé comme une illusion.
    Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le Japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales.
    Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre Mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, convoitée par son ami, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté.

    Qu'est ce qu'une Geisha ?

    " La Geisha est au Japon une dame raffinée d'excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais . Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l'art ». Les geisha étaient très nombreuses aux 18ème et 19ème siècles. Elles sont encore présentes au Japon aujourd’hui bien que leur nombre décroisse.

    A Kyoto, les geisha sont dénommées geiko et leurs apprenties maiko alors que dans d'autres régions du Japon on pourra utiliser les termes d’hangyoku ou d’oshakusan pour désigner les jeunes filles en apprentissage.

    Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi, l’équivalent des bouffons du moyen-âge. Ainsi, les premiers geishas étaient des hommes. Au début de leur intégration aux geishas, les femmes étaient appelées onna geisha ( (littéralement : femme geisha). Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes.

    Les geisha étaient traditionnellement entraînées depuis leur petite enfance. Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha, les okiya, qui se chargeaient de les élever et d'assurer leur éducation.

    Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes, puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement mais aussi pour assurer le remboursement de la dette contractée pour le coût de leur éducation qui est souvent élevé. C'est une forme d'entraînement traditionnel au Japon et qui perdure encore aujourd'hui, dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer, l'assiste et exécute les tâches ménagères. Cet entraînement dure souvent plusieurs années.

    Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts, comme la pratique d'instrument de musique et les chants traditionnels, la danse traditionnelle, la cérémonie du thé, l' ikebana (composition florale), la poésie et la littérature. En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le kitsuke (port du kimono), l'art de la conversation, différents jeux, et l'art de divertir leurs clients.
    Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko, elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets. Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie, étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.

    Les geisha ne sont pas des prostituées mais plutôt des hôtesses ou dames raffinées d'excellente compagnie réservées à des clientèles très aisées. Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité (un événement appelé « mizuage »), elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients, ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité. C'est sur ce plan que leur nom est resté dans l'appellation boules de geisha. Pourtant, beaucoup de prostituées ont revendiqué un statut de geishas pour appâter les hommes. Cette usurpation a considérablement entaché la réputation de ces artistes superbes.

    Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance. Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire, qui se fait en général vers quinze ans. L'apprentissage reste néanmoins long et difficile. ( Source : http://geisha-gheishas.blogspot.com )
                                                                  

    " Une vraie Geisha est capable d'arrêter un homme d'un seul regard."



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