• L'Armoire des robes oubliées

    "On peut supporter tous les chagrins s'ils font partie d'une histoire ou si l'on en écrit une à leur sujet. Isak Dinesen ( Karen Blixen )

    Lire la suite...


    4 commentaires
  •  

    "La rusalka" est un joli conte fantastique inspiré d'une vieille légende russe. Le suspens se la coule douce au début et prend son ampleur au fil des pages.

     « Linay rit joyeusement mais sans compassion.
    - Que veux-tu alors? La beauté? La chance? Je les vends tous, dit-il en s'approchant de Kate, répandant une odeur aigre d'épices brulées. Bien entendu, les amulettes sont inutiles, des babioles pour les imbéciles. Mais j'ai un véritable pouvoir et je suis disposé à l'utiliser. Cela vaut plus que ton travail, mais nous pourrions faire un échange.
    - Que veux-tu, toi?
    - Ton ombre. Si tu me donnes ton ombre, je t'accorderai ton vœu le plus secret.»

    Moi avoir beaucoup aimé ! A lire dans une roulotte campée au bord d'une rivière, avec un chat ronronnant - muet de préférence - lové à vos pieds.

    Attention ! Ne pas sortir à la nuit tombée car quand le brouillard pointe son nez, la Rusalka n'est pas loin. Y en a qu'on essayé de la braver...z'ont eu des problèmes. :)

     

    "La rusalka" de Erin Bow

    Editions Alice Fantasy Jeunesse - 2012 ( à partir de 12 ans)

    Traduit de l'aglais par Isabelle Allard

    Quatrième de couverture

    Il y a eu le Skara rok, "la mauvaise période", la canicule qui a détruit les cultures. Puis, une épidémie de "fièvre des sorcières", à laquelle ont succombé bien des gens, dont le père de Kate. Enfin, l'hiver, et la famine... Pour survivre, Kate, orpheline, affamée, ne possède plus que ses outils de sculptrice et l'ancien établi de son père dans lequel elle se réfugie la nuit.
    Un jour arrive Linay, un étranger albinos, un "sorcier blanc", à la recherche d'une ombre pour pouvoir tisser un sortilège puissant. Kate lui semble une proie bien facile.
    Mais une ombre ne se vole pas, elle doit être donnée librement. Et Kate refuse la sienne. Alors, Linay multiplie les miracles autour d'elle pour faire naître la suspicion à son égard. Accusée de sorcellerie, Kate risque le bûcher et doit donc fuir son village, démunie de tout. Elle n'a d'autres recours que céder son ombre à Linay, pour obtenir de lui quelques moyens de subsistance. En échange, car l'usage de la sorcellerie exige toujours un don, il concède la parole à son petit chat- le voeu inavoué de l'orpheline : un compagnon pour briser sa solitude.
    Kate ignore encore que le sortilège qui se servira de son ombre a pour but d'assouvir une terrible vengeance. Et que son destin est maintenant lié à celui de la rusalka.

     


    votre commentaire
  • "La cuisinière d'Himmler" de

    « Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Or, il n’y a que ça, sur cette terre. C’est pourquoi j’ai un problème avec les gens. Dans le passé, j’aurais eu maintes occasions de me lamenter sur mon sort mais j’ai toujours résisté à ce qui a transformé le monde en grand pleurnichoir.
    Jusqu’à mon dernier souffle et même encore après, je ne croirai qu’aux forces de l’amour, du rire et de la vengeance. Ce sont elles qui ont mené mes pas pendant plus d’un siècle, au milieu des malheurs et, franchement, je n’ai jamais eu à le regretter. »

    Lire la suite...


    5 commentaires
  •  Grosse rigolade sous la couette avec Gilles Legardinier. Une lecture qui fait du bien et qui vous placarde en façade un sourire de quarante douze dents (réplique pertinente de mon amie Lise...j'adore donc j'adopte )

    Andrew Blake, veuf et vieux blagueur anglais, confie les rênes de son entreprise à sa secrétaire préférée, pour un temps indéterminé. Why ?!

    Arrivé à la soixantaine, Blake s'ennuie, blague moins, fuit les mondanités et s'interroge sur le cheminement de sa vie. Avec l'aide de Richard, ami complice et solidaire,  il se fait engager, incognito, comme majordome en France.

     Dès son arrivée au domaine de Beauvillier, j'ai eu le sourire pendu aux lèvres.  Grâce à son charisme, sa philosophie de vie positive, son humour, et son esprit fin, Andrew Blake va chasser de la demeure la triste routine, en balayant les préjugés, les règles et les principes. Les personnages sont tous très attachants, émouvants et souvent drôles, très drôles. Au domaine, la vie va devenir beaucoup plus douce, beaucoup plus belle, pour tout le monde. Même pour le chat Méphisto !

    Ce que Blake ne sait pas, c'est que ses bienfaits révélateurs vont lui permettre de réparer ses erreurs et de se rapprocher de sa fille.

    Lecture vivement recommandée. Attention toutefois à la paralysie faciale car les zigomatiques sont très demandeurs.

    "Demain, j'arrête" de Gilles Legardinier - que je soupçonne d'être le sosie bon-enfant d'Andrew Blake - m'attend bien sagement sur ma pile de livres à lire. Et pour info l'auteur sort son prochain livre en octobre, "Et soudain tout change".

     COMPLÈTEMENT CRAMÉ ! - Gilles LEGARDINIER

    Quatrième de couvertureArrivé à un âge où presque tous ceux qu’il aimait sont loin ou disparus, Andrew Blake n’a même plus le cœur à orchestrer ses blagues légendaires avec son vieux complice, Richard. Sur un coup de tête, il décide de quitter la direction de sa petite entreprise anglaise pour se faire engager comme majordome en France, pays où il avait rencontré sa femme. Là-bas, personne ne sait qui il est vraiment, et cela lui va très bien. Mais en débarquant au domaine de Beauvillier, rien ne se passe comme prévu… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps ; Odile, la cuisinière et son caractère aussi explosif que ses petits secrets ; Manon, jeune femme de ménage perdue ; Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, et même l’impressionnant Méphisto, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui croyait sa vie derrière lui va être obligé de tout recommencer…Le site de Gilles Legardinier


    3 commentaires
  • "Aujourd'hui, tandis que j'écris ces lignes, je suis en colère  contre l'homme que j'étais alors, et pourtant, si je compte bien, je viens d'attendre près de trois années avant de fuir esther qui, elle aussi, m'exprimait à sa façon que j'étais mort en elle ( et que j'allais bientôt être mort tout court si je m'attardais en sa présence). Vingt années séparent ma rupture avec Cécile de celle d'avec Esther et je me rends compte que je n'ai pas changé - plutôt que d'être abandonné, je préfère demeurer dans l'ombre d'une femme pour laquelle je suis mort." 

    Après avoir lu "Le chagrin" de Lionel Duroy, j'ai attendu bien sagement de pouvoir lire son dernier roman "Vertiges". Je dois dire que je m'attache de plus en plus à ses «voyez-vous», ses «n'est-ce-pas» et ses «comprenez-vous». Dans "Vertiges", Lionel Duroy va loin, très loin dans l'intime. Tel un Sherlock Holmes, il fouille, décortique, analyse, et se pose d'innombrables questions, les bonnes, évidemment !

    "Vertiges" parle de l'intimité du couple, de la joie d'être aimer et d'aimer, de la difficulté d'aimer et d'être aimer.

    Comme dans le "Chagrin", Lionel Duroy dit tout haut, ce que certains pensent tout bas. La vérité n'est pas toujours bonne à dire ?! C'est bien mal le connaître. Il n'a pas peur des mots !  Il a seulement peur de ne pas trouver les mots pour dire la profondeur, toute la profondeur intime, SA profondeur. Et quand ils sont là les mots, exprimant la peur, la colère, le désarroi et la solitude, ils sont vertigineux.  Je n'en n'attendais pas moins.

    Lionel Duroy, je viens de l'aimer pour la deuxième fois !  

     

    "Vertiges" de Lionel Duroy

     

    Editions Julliard - août 2013

     Quatrième de couverture

    Comme il l'avait si bien réussi dans Le Chagrin, Lionel Duroy nous entraîne de nouveau dans les méandres des sentiments humains les plus secrets et s'interroge cette fois sur l'incapacité de son héros à réussir sa vie sentimentale. Qu'est-ce qu'aimer ? Telle est la question. Au seuil d'une séparation qu'il sait de plus en plus inévitable, Augustin observe la femme qu'il aime et avec laquelle il pensait avoir définitivement reconstruit sa vie. Meurtri, déchiré, il est néanmoins tendu par ce désir plus fort que lui de comprendre, et ne peut détacher son esprit des images qu'il convoque pour tenter d'analyser les raisons d'une telle délitescence. Au visage d'Esther se substitue bientôt celui de Cécile, la première femme avec laquelle il a vécu, premier amour fracassé lui aussi, au terme de longues années de vie commune. Tandis qu'il s'interroge sur la répétition de ces échecs amoureux, les souvenirs d'enfance remontent à la surface, toujours obsédants. Rejeté par sa mère dès son plus jeune âge, il se demande de quelle façon répondre à l'attente et au désir des femmes qu'il rencontre ; comment parvenir à fonder une famille quand la sienne, enfant, n'a cessé de se disloquer ; comment surmonter le vertige que provoque chez lui l'évocation du sentiment amoureux. Car le sujet est vaste et chaque question en appelle une autre, en forme de méditation profonde et douloureuse.
    Comment un être croisé par hasard peut-il provoquer chez soi une telle sidération ? Par quel miracle une attirance aussi violente s'avère-t-elle réciproque ? Comment ne pas être ébloui par le plaisir que se donnent deux corps qui s'offrent et qui s'accordent ? Comment réussir à maintenir pendant de longues années cette effervescence magnifique face aux contingences du quotidien ? Que sait-on de cet être dont on croit partager le plus secret de son existence ? Comment affronter ce gouffre qui s'ouvre sous vos pieds quand la confiance mutuelle paraît se fissurer ? À toutes ces questions dévastatrices, Lionel Duroy oppose son implacable obsession de trouver les mots pour le dire. Écrire pour survivre. Écrire pour vivre. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort », disait Nietzsche, Lionel Duroy préfère penser que tout ce qui ne tue pas permet de vivre plus intensément.
    Depuis des années, livre après livre, Lionel Duroy tente de démêler l'imbroglio d'informations, de sensations, d'émotions qui tissent l'histoire d'une vie. Comme il l'avait si bien réussi dans Le Chagrin, et avec ce style parfaitement maîtrisé qui est le sien, il nous entraîne cette fois, dans une veine purement romanesque, à travers les méandres de nos sentiments les plus secrets et s'interroge sur les difficultés de son personnage à réussir sa vie sentimentale.
     EXTRAIT


    1 commentaire
  • 9782283026625.jpg

    Lire la suite...


    4 commentaires