• "Les larmes de Tarzan" de Katarina Mazetti

     

    Lui... Ja(n)ne, elle...Tarzan (Mariana). Leur rencontre dans la jungle des sentiments n'était pas prévisible, voire impensable.Leur classe sociale diffère, lui est très riche du genre à ne plus savoir quoi faire de son argent....Elle est très pauvre du genre à ne pas avoir assez d'argent pour remplir le frigo et nourrir correctement ses deux enfants en bas âge depuis que leur père schizophrène est parti...on ne sait où.

    Mariana:«Plusieurs fois, l'écart entre nos conditions de vies respectives m'avait écorchée comme un caillou dans la chaussure. Prenez mercredi dernier, je venais de payer le loyer et il ne me restait pas grand chose. [...] Les enfants pleurnichaient et chignaient, je sentais les prémices d'un rhume. Tout leurs jouets étaient nuls où cassés disaient-ils. Alors j'ai déniché un tas de vieux cartons à oeufs, puis on a construit une vraie montagne sur la table du séjour, avec des rochers bosselés, on l'a peinte en gris et on l'a peuplé de mouton et de chèvres qu'on fabriquait avec du coton et des allumettes." 

    Sur fond de comédie déjantée sans clichés et sans poésie, car rien dans cette histoire d'amour ?! n'est idyllique, la plume acidulée de l'auteur est un régal.

     Mariana: « Janne a commencé à prendre l'allure d'un rhume d'automne - juste quand je pensais en être débarassée il revenait sous une forme mutante. Et impossible de s'en protéger. Il surgissait simplement devant la porte une ou deux fois par semaine, et les enfants étaient fous de joie, ils le faisaient entrer et fouinaient pour voir s'il apportait des cadeaux. »

    JANNE: « Oui, qu'est-ce que je fous avec toi, Mariana ? Avec toi et tes mômes ? Ah les touches que je pourrais avoir, les jackpots que j'ai déjà ramassés dans ma vie ! Charlotte, Jette, Sara, Angela...» J'ai essayé de m'en souvenir et d'énumérer tous les mannequins aux longues jambes et aux yeux de bébé phoque avec qui j'étais sorti rien que ces six derniers mois, mais elles se confondaient dans mon esprit. Elles n'étaient pas plus réelles qu'un SMS entouré de petits coeurs. Mais Mariana, elle était réelle. La réalité incarnée. Avec mômes, taches de pisse et tout le bataclan.

     Ce qui m'a le plus touché, c'est la narration des enfants qui s'alterne avec celle de Mariana et de Janne. Des passages très drôles et extrêmement touchants en même temps. J'ai totalement adhéré à l'écriture de Katarina Mazetti, auteur "Du mec de la tombe d'à côté" qui a remporté un réel succès littéraire comme sur scène d'ailleurs.  Je ne manquerai pas de le lire...plus tard...mais surement.

     

    9782847201048FS

    Editions Gaïa - 2007

    Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

    Résumé chez l'éditeur

    Sur le même style que Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène une histoire d'amour à première vue impossible.

    Mariana est mère de deux enfants en bas âge. Mikael, son grand amour, s’est envolé du foyer, dans une énième crise due à sa schizophrénie. Mariana continue à idolâtrer le poète et l’artiste de la vie qu’il fut et espère toujours son retour, dans une lutte constante pour faire vivre sa famille avec son maigre salaire de professeur d’arts plastiques. Un jour à la plage, elle joue avec ses enfants à se lancer au bout d’une corde, et elle rentre de plein fouet dans Janne, jeune loup au portefeuille bien garni et dont le train de vie est à dix mille lieues de celui de Mariana. Et celui-ci se sent très attiré par cette fille simple, avec les pieds bien sur terre, même si à l’occasion elle joue à la jungle au bout d’une liane, en bikini léopard fait maison. Janne ne peut s’empêcher d’appeler Mariana Tarzan.
    Janne vit dans un monde où il est loin de se douter qu’une mère célibataire puisse ne pas avoir assez d’argent pour faire manger ses enfants et qu’elle doive acheter tous leurs vêtements à la friperie. Quand il finit par s’en rendre compte, il bascule dans le rôle du père Noël et les inonde de cadeaux aussi chers qu’inutiles et de petits plats de chez le traiteur, alors que ce sont les produits de base qui manquent. Il veut tellement bien faire, mais il met en général les pieds dans le plat avec ses cadeaux somptueux.

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 15 Mars 2012 à 13:23
    Aifelle
    J'ai "le mec de la tombe d'à côté" dans ma PAL depuis une éternité. Je me demande ce que j'attends (de le choisir parmi les 300 autres qui attendent !!!)
    2
    Jeudi 15 Mars 2012 à 18:02
    Le journal de Chrys
    J'avais préféré le mec de la tombe d'à côté mais celui-ci est pas mal quand même.


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