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    Coup de coeur vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x1y2th_le-petit-chaperon-rouge-3d_creation

    Photo Voyelle

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  • Un livre "Doudou" dans la section adulte ? Je rêve ?... La couverture attire l'oeil, forçément : Un mouton avec son manteau de laine tout doux. Mon regard étant déjà conquis par la couverture, c'est en lisant la 4ème de couverture que j'ai décidé de l'emprunter à la bibliothèque ( de Fécamp). Quelle bonne et heureuse décision !
    Les personnages ( des moutons ! ) prennent en charge l'enquête sur l'assassinat de leur berger, jugeant les humains trop lents à résoudre cette étrange affaire de meurtre.  Une histoire très originale et bien écrite. J'ai suivi le troupeau jusqu'au bout de leur enquête et croyez-moi, je ne me suis pas ennuyée. De plus c'est plein d'humour. Un roman policier bestial et bien ficelé qui ne vous donnera pas envie de courir chez votre boucher pour acheter une côtelette mais plutôt partir en Irlande pour reprendre le troupeau de Georges et tricoter des pulls en hiver.  Bêêêêêêê !!!
     




    Nil Editions - 2007
    Traduit de l'allemand par Frédéric Weinmann

    4ème de couverture
    Sur une pâture de la verte Irlande, le berger George Glenn a été retrouvé assassiné mais personne dans le pays n'est capable de découvrir qui est le meurtrier. Alors son troupeau prend les choses en main. Ces moutons-détectives ont en commun le désir de s'élever au-dessus de leur condition et de surmonter l'affligeant handicap qui les oblige à s'arrêter de penser plusieurs fois par jour pour se remplir l'estomac.
    Aux côtés de Sir Ritchfield (le doyen), Othello (un bélier noir au passé mystérieux), Zora (une brebis philosophe et alpiniste qui aime à flirter avec les abîmes), Miss Maple, la plus sage d'entre tous, s'arroge la direction de l'enquête.

    EXTRAIT :

    Heidi a un soupçon

    Le lendemain, les moutons découvrirent un nouveau monde, un monde sans berger et sans chien. Ils hésitèrent longtemps avant de se décider à sortir. Ils finirent quand même par s'aventurer à l'air libre sous la conduite de Mopple la Baleine, qui avait faim. C'était une matinée splendide. Pendant la nuit, des fées avaient dansé sur l'herbe et semé derrière elles des milliers de perles. On aurait dit que la mer, bleue, claire et plate, s'était pomponnée, et seuls quelques petits moutons-nuages se montraient dans le ciel. D'après la légende, ces nuages étaient des bêtes qui avaient un jour dépassé la falaise, des élus qui continuaient de brouter dans le ciel pour l'éternité et qu'on ne tondait jamais. En tout état de cause, c'était bon signe.
    Soudain, l'euphorie s'empara du troupeau. La veille, ils étaient restés si longtemps immobiles qu'ils en avaient eu mal aux tendons. Aujourd'hui, ils gambadaient dans la prairie comme des agneaux au printemps : ils galopaient vers l'abîme, s'arrêtaient de justesse au bord du précipice et revenaient à toute allure vers la bergerie. Ils furent bientôt tous hors d'haleine.
    Alors, Mopple la Baleine songea au potager. Derrière la bergerie, il y avait la roulotte - un véhicule bringuebalant dans lequel George Glenn avait parcouru le pays avec un précédent troupeau, mais où il ne faisait plus que ranger des affaires et passait la nuit de temps en temps. Derrière la rou­lotte, il avait planté un potager - des laitues, des petits pois, des radis noirs, du cresson, des tomates, de la chicorée, des renoncules et un peu de ciboulette - qu'il avait entouré d'une clôture.
    Le carré de légumes se trouvait certes dans la prairie, mais il était interdit aux moutons - une interdiction d'autant plus insupportable que la clôture en soi n'était pas un problème. C'était l'interdiction, et la clôture, et la vigilance de George qui les avaient jusqu'alors empêchés de moissonner ce paradis terrestre à la façon des moutons. Or George avait disparu, et avec lui l'interdiction. De son museau habile, Lane souleva la targette. (...)


    (...) Cloud fixait toujours la touffe d'herbe d'une air songeur. Il fallut que Zora lui effleure le flanc du museau pour qu'elle se remette à parler, d'une voix basse et hésitante :
    - Au bout d'un moment, George aussi s'est mis en colère. Il m'a déposée dans les bras de l'homme en noir et a dit : « Vas-y, bénis-la ! » L'autre sentait mauvais, cela me faisait peur. Il ne savait pas comment me tenir, mais m'a quand même emmenée. Il avait la plus grande maison du village - grande, pointue et froide comme lui. Il m'a enfermée dans son jardin. Tout seule. Il y avait un pommier, mais protégé par un grillage, et les fruits pourrissaient bêtement par terre.
    À nouveau, quelques moutons bêlèrent, scandalisés. Claud fut prise d'un frisson.
    - Tout à coup, une foule de gens est arrivée. Ils amenaient des chiens, des moutons que je ne connaissais pas et un cochon. Moi aussi, j'ai dû entrer. Cela faisait un boucan d'enfer, mais l'homme en noir s'est mis à parler d'une voix incroyablement forte. Chacun pouvait l'entendre : « Bienvenue dans la maison de Dieu ! » a-t-il dit. Puis il a raconter plein d'autres choses.
    Elle fit une pause, toujours aussi songeuse.
    - Donc, il s'appelle Dieu..., déduisit Ritchfield.
    Othello fit une étrange grimace :
    - Dieu ?
    - Peut-être, répondit timidement Cloud. Peu à peu, j'ai compris qu'ils vénéraient un agneau. Je trouvais l'idée belle. Tous ces être humains adoraient un agneau, mais un agneau particulier. Ils l'appelaient « Seigneur ». Puis il y eut de la musique, comme à la radio... sauf qu'ils jouaient faux. J'ai regardé autour de mou et eu affreusement peur. Sur le mur, il y avait un homme nu, et bien qu'il soit couvert de plaies, il ne sentait pas le sang.
    Elle préféra ne pas poursuivre son récit.
    - Et il avait un bêche dans le ventre, pas vrai ? conclut triomphalement Ritchfield.


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  • Idéal pour une faire une pause entre des lectures qui remuent les méninges et bouleversent notre âme sensible. Drôle, bien épicé, facile à lire, ce roman est une petite bouffée de fraîcheur. A lire certainement quand on a un coup de blues. Un petit cocktail à boire cul sec pour reprendre le cours de la vie de plein front. ça me fait le même effet quand j'écoute un morceau de Marylin Manson pour redynamiser mon esprit qui part à la dérive le temps d'une contrariété, d'un doute. Succès garantie !



    Editions Belfond - 2006

    4ème de couverture

    Après un voyage de noces de dix mois et deux camions pleins à craquer de souvenirs, le retour de Becky à Londres est loin d'être idyllique. Pas de boulot, un budget réduit au minimum, un mari débordé, une meilleure amie occupée ailleurs, des parents en pleine psychothérapie. Plus une surprise de choc : Becky découvre qu'elle à une soeur. Et quelle soeur ! Tout le contraire de Becky : radine, sérieuse, pas féminine pour deux pence, Jess déteste les fringues, le maquillage, les courses et le chocolat. Elle ne collectionne pas les chaussures mais les échantillons géologiques, recycle les enveloppes usagées et le marc de café, milite dans une association écolo. Et quand Luke, le mari de Becky, avoue un net penchant pour les compétences informatiques de Jess, la jalousie pointe son nez.

    La première phrase :
    D'accord. Je peux le faire. Facile. Il faut juste que je laisse mon pur esprit prendre le dessus pour s'ouvrir à l'illumination. Je serai alors un être rayonnant de lumière.


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  • Une belle exploration à l'intérieur d'une maison de famille où chaque pièce est détaillée jusqu'au moindre recoins. Demeure témoin de plusieurs vies. Elle cache ses secrets de famille que l'auteur va nous dévoiler au fil de la visite. Souvenirs, recherche d'une vérité à travers une confession que l'on écoute attentivement et qui d'ailleurs est bien plus qu'une "simple visite". Nous sommes les murs de cette maison et les murs ont des oreilles ! Chuttt !


    Edition Grasset - 2006

    « Mon père n'a connu que des hommes qui n'étaient pas son père, on lui en trouva un, de père, lorsqu'il avait dix ou douze ans, on changea son nom, et même son prénom pour le défaire de son passé, il s'appelait Raymond Quisserne et devint tout à trac Roger Harang, il nous a donné ce nom d'emprunt sans nous dire jamais qu'il n'était pas le sien. » Jean-Baptiste Harang Dans la maison de ses grands-parents paternels, à Dun-le-Palestel, dans la Creuse, tombant par hasard sur le livret militaire de son grand-père, Jean-Baptiste Harang apprend la véritable identité de son père, alors décédé. Cette découverte tardive, qui met en cause son propre nom et lui laisse entrevoir une généalogie inconnue, bouleverse aussi le regard de l'auteur sur l'homme, qui, jusque dans la mort, choisit de dissimuler à ses enfants le mystère de sa naissance. De la maison qui recela si longtemps le secret de l'identité paternelle, Jean-Baptiste Harang dessine l'architecture intime, de pièce en pièce, pour tenter de cerner l'énigme familiale. De la chambre du cousin Arthur à celle des grands-parents, de la cuisine au grenier, de la « gare » (le grand-père était « correspondant SNCF ») à l'escalier, il exhume les souvenirs au long du siècle, jusqu'à retrouver sa propre enfance ; redonnant vie aux êtres qui tour à tour peuplèrent la maison de Dun, il traque dans ces lieux familiers les pans d'ombre, en quête d'une histoire clandestine. Dans la chambre de la Stella, une gravure coquine est depuis toujours accrochée au mur au-dessus du lit. Elle s'intitule « La visite du docteur »...

    Pélerinage de la mémoire, archéologie d'un mensonge et roman-vrai des origines, le dernier livre de Jean-Baptiste Harang émeut autant qu'il impressionne par la concision et la force de son style.


    EXTRAIT :

    Mon père a toujours dit qu'avant de mourir il couperait tous ses meubles en quatre afin qu'on ne s'entre-tue pas pour partager l'héritage. Il est mort sans avoir recouvré la force de le faire, sa succession s'est effectuée dans un climat de fraternité plus fort que la rancoeur. Cette menace qu'il croyait drôle et qui finit par le devenir dans la catégorie comique de répétition ne concernait pas les secrétaires, puisque notre famille [... ] - chapitre : 6 - La salle à manger 

    Journaliste et écrivain français, né en 1949, dans la Nièvre, Jean-Baptiste Harang est journaliste à Libération où il participe à la rédaction du "cahier livre" du journal.


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    Biographie de May Duignan, irlandaise qui en 1890, fuit  en Amérique en volant les  économies de ses parents pour échapper à une vie de misère. Une vie d'errance, de prostitution, de mauvaises rencontres qu'elle vivra bien souvent dans la solitude.Tout ça sous la belle plume de Nuala O' Faolain qui mène l' enquête sur les motivations profondes de l'intrépide et rebelle May Duignan. Un livre fort qui nous rend forçément triste. 443 pages trépidantes qui ne nous laissent pas indifférents. On ne peut s'empêcher de penser à la vie de Calamity Jane.



    Editions Sabine Wespieser - 2006 ( Roman )
    Traduit de l'anglais (Irlande) par Vitalie Lemerre
    Prix Femina étranger 2006

    4ème de couverture
    Nuala O'Faolain s'empare du destin d'une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s'est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre en Amérique sous le nom de « Chicago May ».
    L'amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe siècle : tous les ingrédients du romanesque sont réunis. Tour à tour braqueuse, prostituée, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beauté magnétique qui tournait la tête des hommes. Ses aventures la conduisirent du Nebraska – où elle côtoya les frères Dalton – à Philadelphie, où elle mourut en 1929, en passant par Chicago, New York, Le Caire, Londres et Paris, où elle fut jugée pour le braquage de l'agence American Express. Elle vécut sur un grand pied, fit de la prison, et écrivit même, dans le genre convenu des mémoires de criminels, l'aventure de sa vie.
    Partant de ce matériau, Nuala O'Faolain mène une enquête trépidante, tentant de saisir les motivations de cette énigmatique sœur d'Irlande, elle aussi exilée aux Etats-Unis. Car cette héroïne romanesque et sentimentale a payé au prix fort l'indépendance qu'elle a conquise contre les normes sociales. Ici l'écrivain nourrit de sa propre expérience une émouvante réflexion sur la quête d'une femme qui a décidé de sortir des sentiers battus, choisissant l'aventure et assumant la solitude.

    EXTRAITS :

    I

     

    D’EDENMORE AU NOUVEAU MONDE

     

    Des millions de jeunes filles impertinentes, intelligentes

    ou non, affrontent chaque jour leur destin, et

    qu’est-ce que leur destin peut être, tout au plus, que

    nous devions faire tant de bruit à ce sujet ?

    Henry James, préface à Portrait de femme.

     

     

    Imaginez une jeune femme en fuite. Ici, où les pentes des petites collines d’Edenmore sont bigarrées par des champs soyeux pas plus grands que des jardins et où, sur les lacs cachés en leur milieu, le soir - et elle n’aurait pas pris la fuite avant la tombée de la nuit -, des poules d’eau glissent en silence sur l’eau claire jusqu’à leur nid dans les roseaux. La maison où May naquit ne se trouvait sur aucune route. Mais, une fois en lieu sûr, elle pouvait prendre un chemin bordé de haies si chargées d’humidité que, même au printemps, leurs branches empêchent la lumière de pénétrer. Personne, à moins de se planter devant elle pour lui barrer le passage, n’aurait pu apercevoir sur le chemin plus que la pâleur d’un visage et le brillant d’une chevelure auburn au moment où son châle glissa en arrière. Et le dernier éclat de lumière accrochant les doigts blancs - aux ongles sales, évidemment - qui serraient fortement le châle sous son menton. Mais les gens auraient entendu le martèlement régulier de ses bottillons tandis qu’elle courait vers eux et puis son halètement - en partie dû à la peur, en partie à l’allégresse - et le bruit du lourd balluchon frappant contre sa jupe. May était forte. Elle avait l’habitude d’effectuer de longs trajets pieds nus pour se rendre aux foires et en ville. Les kilomètres jusqu’à la petite gare où son père ne penserait pas à la chercher ne constituaient pas un problème pour elle. Pourtant elle ne devait pas être une coureuse rapide. Les canons de beauté de cette période - c’était en 1890 - étaient féminins, et elle disait elle-même qu’elle était bien en chair. Elle était grande pour l’époque, et un homme, qui n’avait aucune raison de la flatter, affirma qu’elle était parfaitement proportionnée, ce qui signifie que ses hanches étaient aussi rondes que ses seins. Mais son visage contredisait son corps. Le goût d’alors allait aux femmes aux visages enfantins, et May remplissait totalement cet idéal – le même homme décrivit son « teint délicat de rose et de crème, ses grands yeux bleus ombrés de longs cils et sa bouche dont la lèvre supérieure formait un arc parfait ». Nous ne correspondons pas, de nos jours, à ce genre de description délicieuse, même si l’apparence de l’innocence produit toujours un effet très puissant. Cependant, la courbe harmonieuse d’une bouche ou la douceur de la naissance des cheveux sur un front ou une gorge blanche peut être d’un attrait presque douloureux même s’il ne s’agit pas d’une beauté classique. Ce devait être parce qu’elle possédait cette fraîcheur pétillante des filles de la campagne que May avait un grand charme physique.


    (...) Elle s'éveillait dans l'après-midi dans un grand lit où, j'imagine, un vieux manteau de fourrure miteux servait de couverture d'appoint et où les rideaux étaient cloués à la fenêtre et non suspendus. Je suppose qu'elle pouvait entendre de la rue un homme vendant du combustible à la criée, et qu'il lui montait un sac de charbon. Peut-être y avait-il une domestique quelque part qui allumait le feu et posait une casserole de café en équilibre dessus - May devait se blottir dans la chaleur dès l'instant où le feu rougeoyait. Elle lève sa tasse de café d'une main nerveuse, extrait quelque chose à se mettre hors du chaos de ses vêtements, rafraîchit son visage brûlant dans l'eau froide d'une cuvette en fer. Puis elle file vers son banc ou sa chaise attirés dans le saloon quelconque qui était à ce moment-là le quartier général de sa bande.

     

    NUALA O'FAOLAIN : Je n'avais jamais eu dans l'idée d'écrire une biographie. Mais j'ai toujours déploré le sort de ces millions de gens — parmi lesquels tous mes ancêtres en Irlande — qui ont vécu des vies auxquelles personne ne s'est jamais intéressé et qui sont tombés dans un tel oubli qu'ils auraient très bien pu ne pas avoir vu le jour.

    Chicago May aurait été oubliée aussi, comme la plupart des Irlandaises le furent. Sauf que c'était une arnaqueuse, une criminelle qui vivait en Amérique à une époque où les lecteurs étaient avides des mémoires de malfaiteurs. L'autobiographie qu'elle écrivit tard dans sa vie — une vie qui n'était, pour la belle jeune fille aux pieds nus, que drames et souffrances, jusqu'au jour où elle quitta sa maison dans cette région isolée de l'Irlande rurale — parvint à brosser un tableau d'ensemble d'un univers souterrain qui traversa l'Irlande, l'Amérique, la France et l'Angleterre, la Belle Époque et les deux premières décennies du XXe siècle. Il n'y a aucun témoignage équivalent à celui de May dans l'histoire de la femme irlandaise, et très peu dans toute l'histoire. Mais je me suis rendu compte en essayant d'écrire une biographie d'après les mémoires de May que la vie intérieure d'une femme sans éducation, qui a grandi dans un monde à l'aube de la modernité, trouve parfaitement écho dans les mœurs d'aujourd'hui. Alors j'ai fait tout mon possible pour que le lecteur et May se rencontrent, j'ai imaginé ses émotions et ses pensées — ce qui fait basculer la biographie du côté du roman. Et quand j'ai trouvé naturel d'amener mes propres expériences qui étaient totalement en rapport avec les siennes, je suis revenue à l'autobiographie. Parce qu'au final, L'Histoire de Chicago May est un récit tout autant politique que littéraire, une histoire qui cherche à révéler l'importance d'une existence en apparence déchue et l'importance de prendre en compte toutes les vies, quelles qu'elles soient, dans la communauté humaine.

     


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