• Testament d'un paysan en voie de disparition de Paul Bedel avec Catherine Ecole-Boivin

     

    « Je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s'achète mais aussi avec rien de ce qui se voit... »

     Si vous cherchez de l'authentique, lisez ce livre !!! Au travers de la plume de Catherine Ecole-Boivin, Paul se confie avec sincérité sur sa vie simple, sa seule richesse. Un témoignage qu'il a noté au fil des ans dans des petits carnets. C'est un sacré personnage Paul !  Il est émouvant, drôle et n'a pas peur du ridicule... d'ailleurs il ne l'est jamais. Célibataire, il  vit seul avec ses deux soeurs qui comme lui ne se sont jamais mariés. C'est ainsi, même si il nous avoue son regret de ne pas avoir rangé sa timidité dans un placard pour demander la main à la belle qu'il a aimé dans sa jeunesse. L'a trop tardé à se décider le Paul et la belle s'est marié à un autre. De beaux passages vous attendent dans ce récit notamment ceux où il parle du silence et de son attachement au fil des ans à une certaine liberté d'esprit et de coeur. Paul n'est pas un rêveur, il reste lucide, la vie qu'il s'est choisi le rend tout bonnement heureux et c'est tant mieux. Il existe un film documentaire "Paul dans sa vie" que j'ai trop hâte de le voir. (extrait de vidéo plus bas)

     "Paul Bedel pensait que sa vie n'avait servi à rien, puisqu'il n'a pas de descendance. Depuis quatre ans il est invité à des conférences et a accueilli plus de 7 000 visiteurs chez lui. À 79 ans ce sage nous offre son testament avec humour et clairvoyance.( 4ème de couverture)"

     

    Préface de Claudie Gallay...Je me souviens la première fois que j'ai vu le phare en arrivant par Auderville, la descente sur le petit port de Goury. Ce jour-là, les arbres étaient  balayés par le vent, ça sentait le sel, avant de voir la mer je savais qu'elle était là.Et ce fut un choc.Ce besoin ensuite de revenir.Et de connaître l'histoire de cette terre. D'approcher les hommes qui la peuplent.C'est une voix de cette terre que Catherine Ecole-Boivin nous offre d'entendre dans ce livre. Celle de Paul Bedel, agriculteur né à Auderville, village où il a grandi, vécu. Il est une des mémoires de la Hague.Pour écrire ce livre, elle est allée recueillir ses paroles, répondant ainsi à la nécessité pour chacun de nous de ne pas perdre la trace de nos origines. Elle lui a rendu visite souvent. A capté ses mots, ses souvenirs.J'ai voulu voir la pièce où avaient lieu leurs échanges. J'ai téléphoné à Paul et il a accepté de m'ouvrir sa porte. Je me suis retrouvée assise à la table dans la cuisine, à côté de la grande pendule, et il m'a raconté sa rencontre avec Catherine. Il m'a montré une chaise : Elle se mettait là, elle m'écoutait, elle avait un truc avec lequel elle enregistrait... Avec le temps, la confiance entre eux a grandi, il lui a prêté ses carnets.Le livre s'est écrit, un livre confidence dans lequel chaque page nous dévoile les gestes minutieux d'un homme qui a travaillé la terre et s'en est nourri. Une vie de labours dans le respect du sol, car Paul Bedel a nourri ses vaches, il a fait pousser ses légumes sans jamais utiliser d'engrais chimiques. Seules les algues qu'il allait ramasser sur la grève. Il reconnaît en souriant que le rendement n'est pas le même...Ce livre a le bon goût du beurre d'antan, des oeufs frais, des asperges, il sent la mer, le vent, les larmes aussi, celles que Paul Bedel a versées quand l'âge arrivant, il a dû se séparer de ses vaches.Paul Bedel parle vrai, sans détour. Il s'interroge sur le monde, pose des questions essentielles, à quoi bon produire plus, posséder plus ? Avons-nous tant besoin ?  Dans ce livre, il nous parle du sol vivant, de la manière de l'aérer.  L'homme n'est pas donneur de leçons, il apporte juste son témoignage.Il rit, raconte sans nostalgie le temps d'autrefois, l'enfance, la guerre, l'amour perdu. A la fois d'un autre temps et pourtant très contemporain, il avoue ne pas avoir besoin de ce qui s'achète, seulement de silence.Paul Bedel a pratiqué la plus simple des agricultures. Lui qui s'est souvent fait traiter d'arriéré ne reste pas un jour sans recevoir de visites, des gens qui viennent de loin, font le détour par Auderville. Des élèves aussi, venus de lycées agricoles, qui se déplacent jusqu'à lui.Tout au long de ces pages, Catherine Ecole-Boivin a su capter l'humour formidable de l'homme qui reconnaît être sans doute resté trop en arrière et gronde doucement que nous sommes peut-être allés trop loin.Il se confie sans retenue, simplement, et d'un geste des mains nouées devant lui, il montre son coeur.Le coeur, il dit que tout vient de là.Cette façon de se taire aussi quand il s'agit de la Cogéma.Les gens de la Hague s'adaptent tant bien que mal à la marche du monde. Paul Bedel fait de même.Après avoir été agriculteur, l'homme devient passeur, transmetteur d'une mémoire vivante, celle d'un monde qui prend fin.Son témoignage, au travers de la plume de Catherine Ecole-Boivin, nous interroge sur ce que nous étions et sur le sens que nous voulons donner à notre avenir.De quoi tirer un sage enseignement et s'attacher un peu plus à cette terre de liberté si douce à mon coeur.  Claudie Gallay

     

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    4ème de couverture

    Et si Paul Bedel, paysan de la pointe de La Hague resté par choix à la traîne du progrès, vous racontait sa vie d'agriculteur mais aussi ses secrets ? S'il vous révélait ses « houoles », ses coins pour pêcher le homard ? S'il vous présentait ses vaches, Cabochue, « une vraie teigne », Échalotte, qui « sentait l'oignon » ou Copine, « toujours sympa avec tout le monde » ? S'il vous parlait « des choses qui n'arrivent qu'aux vivants », de ses coups de gueule, de ses coups de vie ?
    Avec le succès du livre Paul dans les pas du père et du film Paul dans sa vie, Paul Bedel est devenu le passeur d'un monde en voie de disparition. Chaque année, des centaines de personnes lui rendent visite pour l'entendre témoigner de ce choix de vie, celui d'une existence toute simple. Avec ce Testament, Paul Bedel vous invite vous aussi à boire une tasse de café accompagnée de petits-beurre, sur une table en bois patinée par les ans, et à l'écouter, lui et ses soeurs. En refermant ce livre, vous aurez le sentiment d'avoir rencontré un homme bon, serein et clairvoyant. L'impression de la terre, son silence et sa liberté.
    Catherine École-Boivin est historienne, mémorialiste et diplômée en science de l'éducation. Elle est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages consacrés aux paysages humains de la campagne, dont Testament d'un paysan en voie de disparition, avec Paul Bedel, et Mimi Guillam, cahier de vie d'une institutrice (Presses de la Renaissance, 2009 et 2010).Lire un extrait

     

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    Film documentaire de 2006 réalisé par Rémi Mauger avec Paul Bedel, Marie Jeanne Bedel et Françoise Bedel. Illustration plaquette et affiche de Cécile et Bastien ( Graphistes)

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 25 Juin 2012 à 21:47
    Evelyne
    Je crois que ça devrait me plaire... c'est même certain. Bisouilles voyelle, bonne semaine !
    2
    Lundi 25 Juin 2012 à 23:15
    Voyelle

    J'en suis ravie alors !

    ;)

    3
    Vendredi 29 Juin 2012 à 21:50
    Voyelle

    j'suis bien d'accord ma Lise !!! je t'a reconnu !!! héhé !!! merci pour cette heureuse découverte de Paul ! bisouilles !!!!!

    ;)

    4
    lm l
    Jeudi 5 Septembre 2013 à 23:20
    lm						
						
			l
    Une plaquette de DVD qui interpelle, un résumé qui séduit et voilà Paul dans nos vies. Et la rencontre en novembre, émouvante, forte, de celles qui ne s'oublient jamais. Il est comme cela, Paul, un être rare, drôle, sensible, intelligent, philosophe, naturel, une " belle personne".
    Regardez le film très esthétique de Thierry Mauger, parcourez les lignes de Catherine Ecole-Boivin... Paul est là tout simplement.
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